Francophonie : Grand oral à Paris pour les quatre candidats au secrétariat général
Dernière ligne droite pour la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce mardi 30 juin 2026, réunie en session extraordinaire, la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) a procédé aux auditions des quatre figures qui briguent le poste de secrétaire général(e) pour le mandat 2027-2030. Un grand oral majeur avant le verdict final des chefs d’État.
Le casting de cette élection internationale affiche une belle diversité géographique et politique. Face aux ministres des Affaires étrangères des États membres de plein droit, quatre personnalités d’envergure ont défendu leur vision.
Parmi elles, la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, remettait son bilan en jeu face à trois prétendants déterminés : la Mauritanienne Coumba Bâ, le Roumain Dacian Cioloș et la Congolaise Juliana Lumumba (RDC).
Vingt minutes pour convaincre
Menés d’une main de maître par Prak Sokhonn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Cambodge, qui assure la présidence de la CMF, les travaux n’ont laissé que peu de place à l’improvisation. Le format était particulièrement exigeant : chaque candidat disposait d’un chronomètre strict de 20 minutes. Durant ce court laps de temps, il leur a fallu exposer leurs priorités stratégiques, puis répondre avec précision aux interrogations, parfois incisives, des délégations nationales.
Derrière cet exercice de style se cachent des enjeux colossaux pour l’avenir de l’espace francophone, qu’il s’agisse de rayonnement culturel, de coopération économique ou de gestion des crises politiques.
Vers le choix des chefs d’État
Si cette session parisienne a permis de jauger les forces en présence, les ministres ne feront que formuler des recommandations. Le pouvoir de décision final appartient exclusivement aux chefs d’État et de gouvernement de l’OIF, qui désigneront prochainement l’heureux élu.
L’enjeu de cette nomination est capital. Le ou la futur(e) secrétaire général(e) héritera de prérogatives majeures. Clé de voûte de l’institution, cette personnalité dirigera le secrétariat des instances, présidera le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) et siégera de plein droit à la CMF. Une fonction hautement stratégique pour piloter les destinées d’une communauté forte de millions de locuteurs à travers le monde.









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