Port-Gentil : plus de 240 raies protégées saisies en pleine mer
Alors que des agents se prêtaient à un simple exercice d’application sur le terrain, leur patrouille a débouché sur une découverte alarmante. Plus de 244 raies, appartenant pour la plupart à des espèces intégralement protégées, ont été saisies à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime. Une tortue verte, autre trésor menacé de la biodiversité locale, figurait également parmi les prises illégales.
Ce coup de filet ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans le cadre d’une session intensive de formation des agents de contrôle, initiée du 1er au 5 juin par le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, en partenariat avec l’ONG WildAid.
Quinze jours pour s’armer contre le pillage des océans
Pendant cinq jours, dix-sept agents issus de la Direction générale des pêches et de l’aquaculture (DGPA), de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et de la Gendarmerie nautique ont uni leurs forces. L’objectif ? Harmoniser les pratiques de surveillance sur le littoral gabonais.
Après deux journées de théorie consacrées aux procédures d’inspection, à la collecte de preuves et au cadre juridique, les équipes ont été déployées en mer et sur les sites de débarquement. En inspectant plus de cinquante pirogues, les apprenants ont rapidement été confrontés à la dure réalité du terrain : absence de licences, utilisation d’engins prohibés et incursions flagrantes dans des zones interdites.
Une prise de conscience collective indispensable
Devant l’ampleur des infractions constatées, la nécessité de muscler la surveillance ne fait plus aucun doute. Ces captures destructrices, qui auraient dû être remises à l’eau immédiatement, mettent en péril l’équilibre fragile des écosystèmes marins du pays. « Nous devons conjuguer nos efforts pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. », a indiqué Aimé Martial Massamba, ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue.
Coïncidant avec la Journée internationale de lutte contre la pêche illicite (INN), célébrée chaque 5 juin, cette initiative marque un tournant. Elle symbolise la volonté ferme du Gabon de durcir le ton et de sanctuariser ses ressources halieutiques face aux prédateurs des mers.









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