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Gabon : féminicides, quand certaines forces de l’ordre font le désordre !

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Au Gabon, les violences basées sur le genre sont de plus en plus en vogue. En effet, depuis 2024, une série noire de féminicides secoue le pays avec pour bourreaux, certains qui portent l’uniforme de la République. Militaires, policiers en activité ou à la retraite, des hommes payés et assermentés pour protéger la population qui retournent leurs armes contre la gent féminine.

Le récent drame survenu en juillet 2026 à Tchibanga en est la tragique illustration. Le corps sans vie de la jeune Guiliane Alicia Matamba a été découvert au domicile d’un commandant de police, ancien chef d’antenne de l’Office Central Anti-Drogue (OCAD). Face à la présence de marques de strangulation et d’hématomes suspectés, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire et placé l’officier en garde à vue.

Quand le protecteur devient le danger, haro sur les féminicides !

Cette affaire désormais publique place la justice face à un test de crédibilité avec l’espoir que l’enquête aboutisse. Il est judicieux de lever le voile sur l’impunité dont bénéficient trop souvent ces « hommes en treillis ». « Impossible pour une femme battue de déposer plainte quand il s’agit d’un policier au commissariat » nous a confié une responsable d’association féministe par voie téléphonique. Cette dernière dénonce l’usage d’une force punitive et mortelle ciblée.

Ainsi donc, et en retraçant les faits sur les féminicides ces deux années, il en ressort que certains profitent de leur statut et de leur influence pour soumettre, violenter et ôter la vie dans l’ombre. Sapristi ! Heureusement qu’ils ne sont pas tous dans cette dynamique sombre qui avilit l’image des forces de l’ordre et de défense nationale. Toutefois, pendant que les corps s’accumulent de 2024 à 2026, le silence des plus hautes autorités publiques reste assourdissant. 

Aucune sonnette d’alarme n’est tirée au sommet de l’État, aucune réforme structurelle d’épuration n’est engagée pour chasser les prédateurs des rangs de l’armée ou de la police. Mes chères autorités de la 5eme République, fermer les yeux sur ces brebis galeuses institutionnelles, vous rend complices, même passifs de ce désordre meurtrier. Il est grand temps que l’État protège les femmes gabonaises, particulièrement de ceux qui ont juré de le faire. Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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