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PLFR 2026 : l’hôpital militaire de Ndjolé abandonné ?

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Le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 acte la suppression des crédits destinés à la construction de l’hôpital militaire de Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, dans la province du Moyen-Ogooué. Alors que la Loi de finances initiale prévoyait une enveloppe d’un milliard de FCFA pour ce projet, le budget rectificatif ramène cette dotation à zéro. Un arbitrage qui interroge sur le devenir d’une infrastructure sanitaire annoncée comme stratégique pour l’intérieur du pays.

Parmi les nombreux ajustements opérés dans le cadre du PLFR 2026, la disparition du financement de l’hôpital militaire de Ndjolé retient particulièrement l’attention. Selon le document budgétaire, le projet bénéficiait initialement d’un crédit d’investissement de 1 milliard de FCFA. Dans la version rectifiée du budget, cette enveloppe est purement et simplement supprimée, sans qu’aucune dotation ne soit maintenue pour poursuivre ou engager les travaux. 

Cette décision intervient dans un contexte de révision générale des investissements publics, marqué par une réduction globale de 968,07 milliards de FCFA des crédits d’investissement de l’État. Toutefois, contrairement à d’autres projets qui conservent une partie de leurs financements, celui de l’hôpital militaire de Ndjolé disparaît totalement du PLFR 2026.

Une infrastructure attendue dans le Moyen-Ogooué

Située au cœur du Gabon, Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, constitue un point de passage stratégique entre Libreville et plusieurs provinces de l’intérieur du pays. La création d’un hôpital militaire devait contribuer à renforcer l’offre de soins dans cette localité, tout en répondant aux besoins des forces de défense et des populations civiles.

Le même document budgétaire montre d’ailleurs que le projet d’hôpital militaire de Franceville est maintenu, bien que son enveloppe soit ramenée de 1 milliard à 200 millions de FCFA. Cette différence de traitement soulève des interrogations sur les critères ayant conduit à la suppression totale du projet de Ndjolé.

Report ou abandon définitif ?

À ce stade, le PLFR 2026 ne précise pas les raisons de cette suppression. En pratique, une loi de finances rectificative peut traduire un report de projet, une révision du calendrier d’exécution ou une réallocation des ressources vers d’autres priorités. Elle ne signifie pas nécessairement un abandon définitif.

Néanmoins, pour les habitants de l’Abanga-Bigné, cette disparition des crédits nourrit des interrogations légitimes. Alors que le développement des infrastructures sanitaires est régulièrement présenté comme une priorité nationale, la suppression du financement de l’hôpital militaire de Ndjolé contraste avec cet objectif. Les prochains arbitrages budgétaires ou les éventuelles annonces du gouvernement permettront de savoir si ce projet est simplement différé ou s’il a été retiré des priorités d’investissement de l’État.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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