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PLFR 2026 : le budget d’investissement de la mission sécurité passe de 83 milliards à 9 milliards

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Le projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026 poursuit son examen au Parlement. Depuis plusieurs jours, les membres du gouvernement défilent devant les commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat pour défendre les budgets révisés de leurs départements respectifs. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a présenté devant la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique les ajustements opérés sur les crédits de son ministère. L’exercice intervient dans un contexte de resserrement budgétaire qui touche l’ensemble des administrations publiques.

Initialement doté d’une enveloppe supérieure à 200 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale 2026, son budget est réduit de plus de 86,8 milliards de FCFA. Il s’établit désormais à 113,6 milliards de FCFA. Cette contraction s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de maîtrise des dépenses publiques, rendue nécessaire par des tensions sur la trésorerie de l’État, un niveau d’endettement élevé et la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.

L’investissement, c’est pour plus tard

La réduction est encore plus marquée en matière d’investissement puisque les crédits consacrés à la mission « Sécurité » passent de 83,5 milliards à seulement 9,5 milliards de FCFA, soit une baisse de près de 89 %. Ce recul reporte de facto plusieurs projets de modernisation des infrastructures, des équipements et des capacités opérationnelles des forces de sécurité. Dans un contexte où les attentes des populations demeurent fortes en matière de lutte contre la criminalité et de sécurisation des quartiers, ce ralentissement des investissements pourrait retarder l’amélioration des dispositifs de sécurité sur le terrain.

Ces arbitrages budgétaires découlent du projet de loi de finances rectificative adopté en Conseil des ministres le 22 mai dernier. Le texte tient compte des recommandations formulées par les chefs d’État de la CEMAC en janvier 2026, des discussions engagées avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que d’un environnement international marqué par des tensions économiques et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, les ressources et les charges de l’État ont été revues à la baisse de plus de 862 milliards de FCFA, entraînant une réduction de près de moitié des dépenses d’investissement prévues pour l’exercice 2026.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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