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OMS : la moustiquaire imprégnée, un moyen efficace pour réduire à 70% les cas de paludisme

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L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide demeure l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir le paludisme dans les zones à risque. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que cet outil de prévention constitue une véritable barrière contre les piqûres de moustiques et permet de réduire de 50 à 70 % les cas de paludisme, tout en contribuant à faire reculer la mortalité, notamment chez les enfants.

Les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies sont significatifs. Selon l’OMS, la proportion de la population ayant accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide au sein de son ménage est passée de 2 % en 2000 à 52 % en 2023. Cette amélioration de la couverture a largement contribué aux avancées enregistrées dans la lutte contre cette maladie qui continue de représenter un important défi de santé publique.

Une revue scientifique publiée par Cochrane, portant sur 23 essais cliniques ayant impliqué plus de 275 000 adultes et enfants, confirme l’efficacité des moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII). Les chercheurs ont évalué leur impact sur les deux principaux parasites responsables du paludisme, Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax. Les résultats montrent que les MII réduisent significativement le nombre de cas de paludisme, diminuent la proportion de personnes infectées par ces parasites et contribuent à une baisse importante de la mortalité infantile. Comparées aux moustiquaires non traitées ou à l’absence de moustiquaire, elles offrent une protection nettement supérieure contre la maladie.

Des moustiquaires de nouvelle génération

Afin de renforcer la lutte contre le paludisme, l’OMS a préqualifié, à partir de 2019, plusieurs moustiquaires imprégnées d’insecticides de nouvelle génération, notamment Olyset® Plus, PermaNet® 3.0, Tsara® Boost, Tsara® Plus, Veeralin®, Interceptor® G2 et Royal Guard®. Conçues pour répondre au phénomène de résistance des moustiques aux insecticides classiques, ces moustiquaires associent deux classes d’insecticides, les pyréthrinoïdes et le chlorfénapyr. Cette combinaison permet d’éliminer également les moustiques devenus résistants aux traitements conventionnels.

Selon l’OMS, dans les pays confrontés à cette résistance, ces moustiquaires de nouvelle génération peuvent réduire jusqu’à près de 70 % le nombre de cas de paludisme, renforçant ainsi leur rôle comme l’un des principaux outils de prévention recommandés dans les zones de forte transmission.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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