ESS : quatre impétrantes diplômées de la 1ère promotion d’infirmiers d’Etat
L’École Supérieure de la Santé (ESS) a organisé ce vendredi 10 juillet 2026, les soutenances de fin de cycle de sa toute 1ère promotion de licence en sciences infirmières. Au total 4 impétrantes ont présenté leurs travaux de recherche devant un jury, au terme de trois années de formation alliant enseignements théoriques, stages pratiques et rédaction d’un mémoire. Les études soutenues ont porté sur des problématiques majeures de santé publique, notamment la promotion de l’allaitement maternel et l’éducation thérapeutique des patients souffrant d’hypertension artérielle.
Pour le Dr Cynthia Tigalekou Ognaligui, docteur en sciences infirmières et présidente du jury, cette première promotion témoigne de l’évolution du métier d’infirmier au Gabon. « L’infirmier d’aujourd’hui a changé. Il ne se limite pas simplement à l’administration de médicaments. Il peut également faire de la recherche afin de proposer des actions concrètes visant à améliorer la qualité des soins en milieu hospitalier », a-t-elle expliqué. Elle a également rappelé que la formation est désormais portée à trois ans après le baccalauréat et se conclut par une soutenance de mémoire.
Des travaux au service de la santé publique
Parmi les candidates, Nzimbou Giovanni Darlene a consacré son mémoire à la perception des infirmiers sur l’éducation thérapeutique des patients atteints d’hypertension artérielle à la Polyclinique Chambrier. Elle explique avoir choisi ce sujet face au nombre croissant de personnes touchées par cette maladie. « Nous avons une forte population qui souffre d’hypertension artérielle et ces patients ne savent pas exactement de quoi il s’agit. Mon intention était de mettre en place une éducation thérapeutique afin d’améliorer leur prise en charge », a-t-elle indiqué. La soutenance de cette dernière a été sanctionnée par la note de 14 sur 20.
Haeriyath Radji, infirmière diplômée d’État, a pour sa part présenté un mémoire sur la perception infirmière de la promotion de l’allaitement maternel en service de néonatologie. Selon elle, son étude est née du constat que de nombreuses mères n’allaitent pas suffisamment leurs enfants. « J’exhorte vraiment les mamans à allaiter leurs enfants pour éviter certaines maladies comme les gastro-entérites, les diarrhées et les vomissements », a-t-elle déclaré, insistant sur les bienfaits du lait maternel pour le nourrisson.
Une première promotion porteuse d’espoir
Malgré un effectif limité à 4 étudiantes, cette première promotion constitue une étape importante pour l’École Supérieure de la Santé (ESS). « Ça semble faible, mais c’est déjà un exploit. Nous sommes satisfaits de la qualité du travail ainsi que de l’expression orale et écrite des étudiantes », s’est félicitée le Dr Cynthia Tigalekou Ognaligui. Pour l’établissement, ces premières diplômées incarnent une nouvelle génération d’infirmiers, formés à conjuguer pratique clinique et recherche au service de l’amélioration de la qualité des soins au Gabon.










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