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Ntoum : les chauffeurs de taxi boudent les nouveaux tarifs de transport sur l’axe PK12-Bikélé

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Une atmosphère de contestation règne à Ntoum depuis plusieurs jours. Les chauffeurs de taxi desservant la ligne PK12-Bikélé manifestent ouvertement leur mécontentement. À l’origine de cette grogne locale : une circulaire publiée par le maire du 3e arrondissement fixant une nouvelle réglementation des prix du transport, jugée inacceptable par une grande partie de la corporation.

Pour les professionnels du volant, le compte n’y est pas. Estimant les nouveaux montants déconnectés de la réalité économique, de nombreux conducteurs refusent d’appliquer la grille officielle. Les chauffeurs pointent du doigt une hausse continue de leurs charges d’exploitation, qu’il s’agisse de l’entretien des véhicules ou des augmentations successives du prix du carburant.

Certains grévistes ont choisi de réduire leurs rotations ou de boycotter certaines courses pour faire entendre leur voix. Une représentante des transporteurs dénonce d’ailleurs un manque de concertation. « Comment peut-on prendre une telle décision sans tenir compte du terrain ? Entre le PK12 et la gare routière, la multiplication des contrôles pèse lourd financièrement. Il faut s’asseoir et discuter. », a-t-elle déclaré. 

Le soulagement des usagers

Du côté de la population, le son de cloche est radicalement différent. Les clients saluent majoritairement l’initiative municipale, perçue comme un juste retour des choses. Beaucoup rappellent que les anciens tarifs, particulièrement élevés, avaient été instaurés durant la crise sanitaire de la Covid-19. Plusieurs années après la fin de la pandémie, rien ne justifie plus, selon eux, le maintien de ces prix d’exception.

Les usagers mettent également en avant l’amélioration notable des infrastructures routières. Le bitumage des principaux axes de la zone a fluidifié la circulation et réduit considérablement le temps de trajet, atténuant ainsi les contraintes qui servaient autrefois d’arguments pour gonfler les prix. Pour un habitant de la commune, un tarif à 200 francs est avantageux pour tout le monde et facilite le quotidien.

Un équilibre difficile à trouver

Cette divergence de vues place désormais les autorités locales face à un défi de taille. Il leur faut veiller au respect de la réglementation tout en préservant la rentabilité économique d’un secteur essentiel. En attendant qu’un terrain d’entente soit trouvé entre la mairie, les transporteurs et les usagers, le débat reste vif au sein de la communauté.

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