PK 12 : la mairie de Ntoum fixe le prix officiel du transport des taxis et «clandos»
Face à la flambée anarchique, et bien souvent injustifiée, des tarifs pratiqués par les chauffeurs de taxis et de « clandos », l’autorité municipale a décidé de reprendre le contrôle de la situation. Depuis le 9 juin 2026, le désordre ambiant cède la place à la légalité grâce à l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille tarifaire officielle, conçue spécifiquement pour réguler les trajets au départ du PK 12.
Pour couper court aux spéculations sauvages et éradiquer le phénomène exaspérant des « demi-tarifs » imposés de force aux voyageurs, la Mairie du 3ème Arrondissement a opté pour la clarté. Elle a ainsi fixé des prix sectorisés et transparents que chaque transporteur est désormais légalement tenu de respecter scrupuleusement.
Désormais, le trajet reliant le PK 12 à Nzong est arrêté à 300 FCFA. Pour la liaison vers les Pompiers ou les Antennes, les usagers devront débourser 100 FCFA pour l’aller-retour. Du côté de l’axe du Lycée Tamar, le découpage se veut tout aussi précis : comptez 100 FCFA pour rallier l’entrée du lycée depuis le PK 12, et 100 FCFA supplémentaires pour atteindre l’établissement, soit un total de 200 FCFA pour le trajet complet.
La même logique de sectorisation s’applique à l’axe de la Zone Général, où la course du PK 12 jusqu’à la fin des pavés coûte 100 F, complétée par 100 F pour la section suivante. Enfin, l’axe Cité des mines / Boom se décline en trois paliers de 100 FCFA chacun (jusqu’à l’ancienne sous-préfecture, puis l’entrée de la Cité, et enfin Boom), pour un coût global de 300 FCFA.
Le défi majeur : passer de la règle au contrôle sur le terrain
Si ce réajustement tarifaire représente une excellente nouvelle pour le portefeuille des ménages asphyxiés par l’inflation, le plus dur reste à faire. Certes, l’institution municipale a formellement averti que tout contrevenant s’exposerait à de lourdes sanctions. Cependant, la réalité du terrain rappelle souvent que les vieilles habitudes ont la peau dure.
Pour éviter que cette réglementation ne se transforme en une simple déclaration d’intentions sans lendemain, le scepticisme ambiant doit être combattu par des actes. Les populations, échaudées par des années d’abus, appellent aujourd’hui vivement à la mise en place d’un mécanisme de contrôle permanent. Seule la présence régulière des agents municipaux et des forces de l’ordre permettra de dissuader les transporteurs indélicats de dicter leur propre loi.










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