Mont-Bouët : les commerçants dénoncent un racket organisé par certains agents municipaux
Réunis à l’initiative du Syndicat des débrouillards du Gabon (SDG) et de l’ONG Solidarité pour le développement du Gabon (ONG-SDG), plusieurs commerçants du marché Mont-Bouët ont dénoncé au micro de La Fuite de l’Info ce qu’ils qualifient de véritable système de racket organisé par certains agents municipaux. Alors que les autorités nationales multiplient les appels à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations, les vendeurs affirment être confrontés à des prélèvements « abusifs », qui réduisent davantage des revenus déjà fragilisés par la conjoncture économique.
Les témoignages recueillis sur le terrain dressent le portrait d’un mécanisme bien rodé. Selon plusieurs commerçants, les agents municipaux réclameraient jusqu’à 2 000 FCFA par étale. « Les agents de la mairie prélèvent 2 000 FCFA par étale au lieu de 500 FCFA comme cela est prévu », dénonce un vendeur. D’autres assurent que les montants exigés varient selon la nature des marchandises vendues. Une commerçante affirme ainsi avoir été sommée de payer 3 000 FCFA pour ses produits avant de négocier le montant à 2 000 FCFA après contestation.
Des pratiques dénoncées comme des prélèvements illégaux
Les commerçants pointent des méthodes qu’ils jugent contraires aux règles administratives. Plusieurs affirment que les agents ne remettent pas systématiquement les tickets correspondant aux paiements effectués. D’autres évoquent la délivrance de deux tickets de 500 FCFA pour une seule place de marché, créant selon eux une surfacturation déguisée. « Souvent, ils viennent prélever l’argent sans déposer les tickets », témoigne un commerçant, qui estime que ces pratiques se répètent quotidiennement dans plusieurs marchés de la capitale.
Face à ces accusations, le SDG et l’ONG-SDG réclament l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier les auteurs de ces dérives et d’y mettre un terme. Pour les organisations comme pour les commerçants, il est urgent de restaurer la transparence dans la collecte des taxes municipales. Ils estiment que la persistance de ces prélèvements informels pénalise les petits acteurs économiques et compromet les efforts engagés pour améliorer les conditions de vie des populations. Le dossier pourrait désormais interpeller les autorités compétentes, appelées à faire toute la lumière sur ces pratiques dénoncées avec insistance à Mont-Bouët.









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