Mouila : la marche des «Femmes Braves» en soutien à Oligui Nguema stoppée par la gendarmerie
La marche citoyenne des « Femmes Braves », qui devait relier Mouila à Libreville, a tourné court. Interrompue le mercredi 15 juillet dernier après seulement 27 kilomètres de marche, entre les villages de Doubou et Mboukou, l’initiative a été stoppée net par la gendarmerie nationale. Une intervention menée sur instruction du ministre de l’Intérieur pour des motifs de sécurité, selon les informations rapportées par le quotidien L’Union.
Pourtant, l’aventure avait débuté dans un climat de grande sérénité. Dix membres du mouvement s’étaient lancées le défi de parcourir près de 500 kilomètres à pied pour rejoindre la capitale. Mais la progression des marcheuses s’est brutalement arrêtée sur la route nationale. Présent sur les lieux, Alphonse Ndemé, préfet du département de la Douya-Onoye et gouverneur par intérim de la Ngounié, leur a formellement notifié la décision d’interrompre leur périple.
Une démarche citoyenne, loin des affaires politiques
Dans la foulée de cette interception, une séance de travail s’est tenue entre les autorités administratives et la direction du mouvement. L’occasion pour Emerole Mounganga Lefendi, présidente des « Femmes Braves », de lever toute ambiguïté : cette initiative ne recouvrait aucune ambition politique. L’objectif affiché était uniquement de manifester leur soutien au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et à son épouse, Zita.
« Braves, parce que la bravoure, c’est notre quotidien. Se lever le matin, aller au marché, donner la vie, éduquer les enfants. C’est ce qui nous a donné l’idée de créer ce mouvement. Nous avons choisi la marche parce que c’est un acte visible. Ce n’est pas une revendication, mais une marche pacifique, citoyenne et joyeuse », a soutenu la présidente.
Stratégie à revoir et rappel à la loi
Loin de se laisser décourager par ce revers, les organisatrices entendent bien mener leur ambition à son terme, sous une autre forme. « L’initiative est lancée. Nous allons revoir notre stratégie pour mieux nous y prendre. Nous sollicitons simplement un échange avec le chef de l’État », a martelé Emerole Mounganga Lefendi.
De son côté, le préfet Alphonse Ndemé a rappelé fermement que tout rassemblement sur la voie publique demeure encadré par des dispositions légales strictes. L’autorité administrative a invité les responsables de l’association à transmettre leurs doléances et messages par les canaux institutionnels officiels.
Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire









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