CULTUREDerniers articles

Libreville : absence de salles de cinéma, quid de la responsabilité de la mairie ?

Ecouter l'article

Dans plusieurs villes gabonaises, l’absence de salles de cinéma constitue d’alimenter les débats sur l’accès à la culture et le développement des loisirs urbains. À Libreville comme à l’intérieur du pays, les cinéphiles se tournent vers des espaces improvisés, des projections ponctuelles ou, plus souvent, vers les écrans de télévision et les plateformes numériques. Une situation qui soulève une question essentielle, quelle part de responsabilité revient à la mairie dans ce vide culturel ?

Au-delà du simple divertissement, le cinéma constitue un outil de formation, de cohésion sociale et de valorisation des talents locaux. Alors que les salles de cinéma et de spectacle sont en train de se ranger dans les tiroirs de l’oubli, les créateurs peinent à trouver des lieux où mettre en lumière leurs réalisations à la disposition du public. Dans ce contexte, l’absence d’infrastructures dédiées interroge la politique culturelle des autorités locales.

La municipalité face à son devoir d’aménagement culturel

La mairie, en tant qu’acteur de proximité, a pourtant un rôle à jouer dans l’aménagement du cadre de vie. Si la construction et la gestion de grandes infrastructures relèvent souvent de partenariats avec l’État ou le secteur privé, l’impulsion initiale peut venir des collectivités locales, la municipalité peut aussi être le point de départ. Il est de leur devoir d’identifier les besoins, de faciliter l’implantation d’espaces culturels et de créer un environnement favorable à l’évolution du secteur. 

Or, dans le Grand Libreville, les maires semblent avoir relégué ce rôle au second plan. Si on doit s’attendre à ce que des aménagements soient d’autres pour en créer ou réhabiliter des salles de cinéma, c’est l’effet inverse qui est observé. Un constat qui pousse à se demander si le champ d’action du maire est limité. Malheureusement, c’est le septième art qui en paie les pots cassés. Car il est illogique d’aller ailleurs faire aller quand chez soi on est inconnu du public.

Des initiatives municipales pourraient ainsi favoriser la réhabilitation d’anciennes salles, l’ouverture de ciné-clubs communaux ou encore l’organisation régulière de projections publiques. À l’heure où les villes africaines repensent leurs politiques culturelles, le Gabon ne peut rester à la traîne. La mairie, en collaboration avec les autres institutions, gagnerait à faire du cinéma un levier de rayonnement urbain. Car l’absence de salles ne traduit pas seulement un manque d’infrastructures. Elle révèle aussi un déficit de vision dans la prise en compte des besoins culturels des citoyens.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page