Gabon : le discours sur l’état de la Nation d’Oligui Nguema fixé au 15 juin
Alors que les députés de la 14ème législature se prêtaient, ce mardi 2 juin 2026, à leur première séance plénière de questions orales au Palais Léon Mba, un horizon institutionnel majeur a captivé toutes les attentions : la tenue imminente du Congrès du Parlement, fixée au 15 juin prochain. C’est le Président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, qui a remis cette échéance constitutionnelle au centre de l’hémicycle en interpellant directement le vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault.
Loin d’être une simple formalité, cette grand-messe républicaine répond aux exigences fondamentales de l’architecture juridique gabonaise. Le Congrès, qui réunit l’Assemblée nationale et le Sénat, servira de cadre solennel à la déclaration sur l’État de la Nation du Président de la République, Chef de l’État, Chef du gouvernement Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette procédure s’inscrit en droite ligne du respect des prérogatives liant l’exécutif au législatif, tel que l’énonce solennellement la loi fondamentale. Fidèle aux dispositions suprêmes, le texte constitutionnel prévoit précisément ce moment d’évaluation devant la représentation nationale : « Le Président de la République communique avec chaque Chambre du Parlement par des messages qu’il fait lire par le Président de la Chambre concernée. À sa demande, il peut prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat. ».
Une accélération requise des travaux parlementaires
Au-delà de la portée symbolique et politique de ce discours présidentiel sur l’état de la Nation, l’annonce de cette date butoir du 15 juin impose un véritable contre-la-montre aux élus. Le Président de la Chambre basse a d’ailleurs profité de cette tribune pour exiger du Gouvernement une accélération des procédures législatives en cours. L’objectif est clair : examiner et purger l’ensemble des textes encore inscrits à l’ordre du jour avant la clôture imminente de la session parlementaire.
Qu’il s’agisse des réformes économiques d’envergure débattues en amont, comme la restructuration de La Poste S.A. ou l’interdiction d’exportation du manganèse brut, ou des urgences sociales liées à la délivrance des cartes nationales d’identité, tout doit être parachevé. Les députés, sortis tout juste de la Conférence des présidents préparatoire, savent que les jours sont comptés pour harmoniser l’action publique avant le grand oral du Chef de l’État.









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