Dépigmentation de la peau : l’OMS alerte sur la vente continue de produits interdits
Malgré les interdictions et les campagnes de sensibilisation, les produits éclaircissants contenant du mercure continuent de circuler sur le marché gabonais. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2025 du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Gabon, publié dans le cadre du 13e Programme général de travail de l’institution. Le document met en lumière la persistance d’une pratique à risque, en dépit des efforts menés par les autorités sanitaires et leurs partenaires.
Selon l’OMS, plus de 750 personnes, parmi lesquelles des étudiants, des commerçants, des responsables administratifs, des élus locaux et des responsables déconcentrés, ont été sensibilisées dans cinq provinces du Gabon sur les conséquences sanitaires et environnementales du mercure. Ces actions de proximité ont également porté sur la réglementation encadrant la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation des produits éclaircissants de la peau contenant cette substance toxique.
Des contrôles qui révèlent la persistance du phénomène
Le rapport indique aussi que deux produits éclaircissants de la peau vendus dans les marchés des principales villes du Gabon ont été testés. Les résultats ont confirmé la présence de mercure dans ces produits, renforçant les inquiétudes des acteurs de santé publique. À la suite de ces constats, une liste de produits éclaircissants interdits à la vente a été publiée sur le site de l’Agence nationale des médicaments et des autres produits de santé.Pour l’OMS, cette publication vise à mieux informer le public, mais aussi à alerter les vendeurs et les consommateurs sur les dangers liés à l’usage de ces substances.
Inutile de rappeler que le mercure peut provoquer de graves atteintes à la santé, notamment des lésions cutanées, des troubles neurologiques et des complications pour l’environnement. Mais c’est surtout la double face des autorités gabonaise qui fait mouche. En effet, malgré la ratification de la Convention du Minamata, la publication d’une liste de produits éclaircissants interdits, et même le porte-voix de l’Afrique à Genève pour la COP6, le Gabon semble se contenter des textes sans actes.
Pourtant, la mise en application et la veille continue de ces nombreuses décisions, pourraient favoriser l’inversion de la courbe des personnes addictes à ces laits pour le corps. À ce sujet, l’OMS estime que la lutte contre la dépigmentation artificielle doit rester une priorité de santé publique, avec un renforcement des contrôles, de l’information et de l’application de la réglementation.









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