Journée mondiale sans tabac : le gouvernement renforce les mécanismes de protection des jeunes

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée le 31 mai, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a lancé un appel à la mobilisation générale pour protéger la jeunesse face aux dangers du tabac et de la nicotine. Placée sous le thème « Démasquer le faux attrait : agir pour lutter contre la délinquance à la nicotine et au tabac », cette édition met en lumière les stratégies de séduction déployées par l’industrie du tabac pour attirer les adolescents. Le gouvernement entend ainsi renforcer son action afin de préserver une génération de plus en plus exposée aux comportements addictifs.
Préserver les adolescents face à la “délinquance à la nicotine”
S’appuyant sur une vaste enquête menée auprès de 115 736 élèves du secondaire, la ministre a dressé un constat préoccupant de la situation en milieu scolaire « 11,9 % des élèves déclarent avoir déjà fumé, 6,5 % sont des fumeurs actifs et plus de 32 % sont exposés au tabagisme passif », a-t-elle indiqué. L’étude révèle également que 13,8 % des élèves consomment des substances hallucinogènes, tandis que seulement 31,4 % ont bénéficié d’actions de sensibilisation. Pour la ministre, ces chiffres traduisent une urgence sanitaire et éducative qui exige une réponse collective impliquant les pouvoirs publics, les familles et la communauté éducative.
Le défi majeur réside dans la protection des adolescents, particulièrement vulnérables aux influences extérieures. « Plus de 52 % de nos jeunes élèves sont exposés aux influences et aux manœuvres de l’industrie du tabac », a souligné Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou. Selon elle, les produits aux saveurs attractives, les emballages séduisants, les dispositifs électroniques modernes et leur promotion sur les réseaux sociaux participent à une stratégie visant à banaliser la consommation de nicotine auprès des plus jeunes. La ministre a rappelé que la nicotine « affecte gravement le développement cérébral des adolescents » et favorise l’apparition d’autres formes de dépendances.
Face à cette menace, le gouvernement annonce un renforcement des contrôles autour des établissements scolaires, l’interdiction des formes de publicité ciblant les jeunes, ainsi qu’une intensification des campagnes de prévention. « Sauver la jeunesse gabonaise constitue une priorité nationale et un impératif moral », a affirmé la ministre. Elle a appelé l’ensemble des acteurs de la société à unir leurs efforts pour protéger les enfants et bâtir un avenir plus sain pour le Gabon.









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