Ntoum : deux ressortissants camerounais aux arrêts pour falsification de documents automobiles
C’est un sérieux coup de filet que viennent de réaliser les forces de l’ordre à la périphérie de la capitale. Comme le rapporte le quotidien L’Union dans son édition du 1er juin 2026, les éléments de la brigade territoriale de gendarmerie de Ntoum, commune située à une quarantaine de kilomètres de Libreville, ont démantelé un réseau organisé et particulièrement actif. Ce groupe criminel s’était spécialisé dans la fabrication clandestine et la commercialisation illicite de documents officiels et d’accessoires automobiles contrefaits.
L’opération, menée au cours de la semaine écoulée, s’est soldée par l’interpellation en flagrant délit de deux individus de nationalité camerounaise, identifiés sous les noms d’Irahima et de Mass Oudou, alors qu’ils s’affairaient à leurs activités frauduleuses. Les premiers éléments de l’enquête révèlent une machinerie logistique parfaitement huilée.
Une filière logistique entre le Cameroun et le Gabon
Les deux mis en cause s’étaient construit une solide réputation dans la production et l’écoulement de fausses plaques d’immatriculation, de faux autocollants automobiles ainsi que de triangles de signalisation contrefaits. Destinés à alimenter un vaste circuit de distribution s’étendant à Libreville et ses environs, ces articles répondaient à une logique commerciale agressive et délibérée.
Grâce à des investigations approfondies, les enquêteurs ont réussi à reconstituer l’intégralité de cette chaîne criminelle. Les auditions ont ainsi mis en lumière une organisation transfrontalière structurée, s’appuyant sur des relais solides entre le Cameroun et le Gabon. L’un des suspects a d’ailleurs avoué que les faux documents étaient initialement fabriqués sur le territoire camerounais avant d’être acheminés au Gabon. Le second, soupçonné d’être le cerveau du réseau, se chargeait quant à lui de blanchir et d’écouler toute la marchandise sur les marchés de la capitale.
Les regrets tardifs face à la justice
Une fois placés en garde à vue, le ton a radicalement changé pour les deux prévenus. Confrontés aux preuves accumulées par la gendarmerie, ils ont exprimé de vifs regrets devant les enquêteurs. L’un d’eux a même tenté de plaider la bonne foi en affirmant qu’il s’agissait de sa toute première implication dans des activités criminelles.
Implorant la clémence des autorités judiciaires, leur sort est désormais entre les mains de la loi. Les deux faussaires seront prochainement déférés devant le parquet compétent, en vue de l’ouverture de poursuites judiciaires formelles.









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