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Gabon : le gouvernement peaufine son plan «alerte enlèvements» d’envergure nationale

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Face à la psychose grandissante qui entoure le phénomène des enlèvements d’enfants au Gabon, le gouvernement passe à la vitesse supérieure. Une réunion stratégique s’est tenue récemment à Libreville, initiée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane. L’objectif de cette rencontre était de poser les bases d’un futur dispositif national de dénonciation des rapts de mineurs, a appris l’Agence gabonaise de presse (AGP) auprès du ministère de tutelle.

Pour maximiser l’efficacité de ce projet crucial, les autorités ont misé sur une approche transversale en mobilisant des acteurs clés de la sécurité et de la communication. Autour du ministre, on retrouvait ainsi des représentants du Conseil national de sécurité, le Parquet de la République, ainsi que les principaux opérateurs nationaux de téléphonie mobile.

Pour la première fois, cette concertation a été élargie aux médias audiovisuels, à l’instar de Gabon 1ère. Ces derniers sont désormais intégrés comme des maillons essentiels du mécanisme. La présence conjointe des géants des télécoms et des diffuseurs d’information vise à garantir, le moment venu, une diffusion instantanée et coordonnée des alertes sur l’ensemble du territoire national.

Un cadre juridique en gestation

Présidée par Augustin Emane, cette séance de travail a d’abord permis de présenter les grandes lignes du concept de ce « Plan alerte ». Les discussions ont également porté sur l’armature légale de cette initiative. Le ministre a informé les participants du cadre normatif en cours d’élaboration, s’attardant notamment sur le projet d’arrêté qui constituera l’ossature même de ce nouveau dispositif sécuritaire.

Harmoniser les forces face à la psychose

Au-delà des aspects techniques et juridiques, cette rencontre répondait à un impératif de coordination. Selon les précisions fournies par le ministère, l’ambition première était de mettre l’ensemble des parties prenantes au même niveau d’information. En harmonisant les connaissances et les rôles de chacun, le gouvernement entend assurer une fluidité et une efficacité maximales dès le lancement officiel du système, apportant ainsi une réponse concrète à l’inquiétude légitime des familles gabonaises.

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