Gabon : trois présumés receleurs des équipements de la SEEG aux arrêts à Libreville

À la suite d’une rencontre stratégique au Centre de métiers Jean Violas entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Direction générale de recherches (DGR) a mené un coup de filet décisif. Cette entrevue au sommet, axée sur les vives préoccupations des employés quant au fonctionnement interne de l’entreprise, a immédiatement porté ses fruits sur le terrain de la sécurité.
Trois individus de nationalité nigériane ont ainsi été appréhendés en possession de matériel technique exclusif à la SEEG. Bien qu’ils n’achètent pas directement ces équipements, ils sont fortement soupçonnés de recel et de complicité de vol.
Le scénario de l’interpellation
L’un des suspects a raconté les circonstances de son arrestation, expliquant qu’il s’était rendu sur place pour acheter des médicaments. C’est en descendant d’un véhicule de transport qu’il a aperçu une patrouille des forces de l’ordre. Les agents l’ont immédiatement ciblé, affirmant que le lot de marchandises suspectes lui appartenait.
Pour leur défense, les mis en cause adoptent une posture similaire : ils affirment n’être que de simples exécutants. Travaillant comme employés dans les structures incriminées, ils rejettent la responsabilité sur leurs patrons, qu’ils désignent comme les véritables propriétaires et gestionnaires des stocks saisis.
Une caverne d’Alibaba issue du vandalisme
Les perquisitions ont conduit les enquêteurs à Cosmo Park, un secteur situé dans le 3e arrondissement de la commune de Libreville. C’est à cet endroit précis qu’était entreposée une quantité impressionnante de matériel volé. Parmi la cargaison saisie figuraient de nombreux compteurs électriques estampillés SEEG, mais également des câbles de haute tension, des tuyaux d’eau de raccordement et des sorties de pompes.
Tout ce stock est le résultat direct d’actes répétés de vandalisme et de pillage des infrastructures publiques. Interrogé sur la provenance des objets, un des commis du magasin a soutenu que les disjoncteurs et autres matériels provenaient du marché local et y étaient revendus. Il a fermement nié être à l’origine des achats, pointant du doigt son employeur qui l’approvisionnait régulièrement sans jamais lui fournir de facture.
Des expertises en cours
Face à l’ampleur du trafic, les autorités ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Une partie des équipements saisis par la DGR va faire l’objet d’analyses poussées. Des experts sectoriels ont été mandatés pour authentifier formellement la provenance de ces technologies et confirmer leur appartenance au réseau de la SEEG. Cette procédure permettra de consolider le dossier judiciaire avant de traduire les responsables devant les tribunaux.









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