Gabon : lois présumées falsifiées, François Ndong Obiang au cœur des interrogations
Dans une tribune publiée chez nos confrères de Top Infos Gabon, ce mardi 13 octobre 2026, Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de la Transition, dénonce de possibles modifications de textes législatifs entre leur adoption et leur publication au Journal officiel. De la Constitution à la loi sur les partis politiques, plusieurs controverses alimentent ses soupçons. Il réclame une enquête parlementaire et des investigations sur les responsabilités éventuelles de l’ancien ministère de la Réforme, dirigé par François Ndong Obiang.
Et si certaines lois publiées au Journal officiel (JO) ne correspondaient pas aux textes effectivement adoptés ? Cette interrogation, soulevée par Michel Ongoundou Loundah, qui rejoint celle formulée la semaine écoulée par l’ancien Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, place l’ancien ministre François Ndong Obiang au centre d’une controverse institutionnelle. Dans sa tribune, l’ancien parlementaire évoque plusieurs anomalies présumées et dénonce l’absence d’explications publiques sur des faits qui, s’ils étaient confirmés, pourraient remettre en cause l’intégrité du processus législatif.
Constitution et lois : des divergences dénoncées
Michel Ongoundou Loundah rappelle les différences alléguées, dès décembre 2024, entre la Constitution adoptée par référendum et sa version publiée au Journal officiel. Il évoque également la loi sur les partis politiques, dont une première publication imposait 10 000 adhérents aux formations existantes, avant la disparition de cette disposition dans une seconde version.
D’autres contestations concernent une ordonnance relative à la Société agropastorale du Gabon et la loi créant la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne. Selon Geoffroy Foumboula et le COP-RESOC, des amendements parlementaires auraient disparu du texte publié en septembre 2026.
François Ndong Obiang, une responsabilité politique interrogée
L’ancien sénateur estime que ces controverses justifient un examen du rôle joué par le ministère de la Réforme. Il rappelle notamment les accusations d’Ariel Éloi Iwangou, qui reproche à cette administration d’avoir « induit tout le gouvernement de la République en erreur ».
Le départ de François Ndong Obiang du gouvernement ne saurait, selon lui, clore le dossier. Toutefois, la tribune ne démontre pas une implication personnelle de l’ancien ministre dans les modifications dénoncées. Cette responsabilité éventuelle devra être établie par des investigations contradictoires.
Le Parlement sommé de faire la lumière
Michel Ongoundou Loundah réclame une initiative institutionnelle immédiate : « Une commission d’enquête parlementaire doit être créée sans délai. » Celle-ci devrait comparer les versions adoptées, transmises, promulguées et publiées, puis identifier les éventuelles interventions irrégulières.
L’enjeu dépasse le sort d’un ancien ministre. « Le Parlement doit enquêter. La justice doit établir les responsabilités », insiste l’auteur. Entre soupçons de falsification et nécessité de préserver la confiance dans les institutions, une question demeure : qui garantit que les lois publiées correspondent réellement à la volonté du législateur ?










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