Gabon : le gouvernement table sur une augmentation de la production d’or
Contre toute attente, Libreville a opéré un ajustement spectaculaire dans sa trajectoire budgétaire. Selon les informations publiées par le média économique Sika Finance, le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’année 2026 acte une révision à la hausse de 100 % des objectifs d’extraction aurifère. Initialement projetée à 400 kilogrammes, la production nationale devrait finalement atteindre le seuil symbolique des 800 kilogrammes d’or au cours de l’exercice.
Cette accélération, qui suggère l’entrée en production d’un nouveau gisement ou la montée en puissance d’un site existant, tombe à point nommé. Le marché mondial des métaux précieux traverse une période faste, particulièrement propice aux pays producteurs. Sika Finance rappelle d’ailleurs que l’agence Fitch Ratings maintient des perspectives très optimistes à court terme pour la valeur refuge par excellence, anticipant des cours particulièrement élevés portés par la volatilité des marchés mondiaux.
À l’échelle du Gabon, ces 800 kilogrammes de métal jaune représentent un volume d’environ 25 700 onces. Une telle production pourrait générer une valeur brute estimée à près de 115 millions de dollars, soit approximativement 65 milliards de FCFA.
Un pilier pour l’après-pétrole
Historiquement dépendant de ses gisements de pétrole, le Gabon cherche activement à diversifier son économie, une ambition portée au cœur de la vision de la Ve République. Le dynamisme observé dans les provinces aurifères traditionnelles, à l’instar de la Ngounié ou de l’Ogooué-Ivindo, offre une alternative crédible aux hydrocarbures. Pour l’État, les retombées financières concrètes dépendront de la structure de taxation, incluant l’impôt sur les sociétés et les redevances minières.
Afin de rassurer la communauté financière internationale, les autorités misent sur la carte de la transparence. En adhérant à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le Gabon s’engage à publier les flux financiers issus de ses mines. Cette gouvernance rigoureuse s’impose comme un argument de poids pour séduire de nouveaux opérateurs internationaux et consolider le statut du pays sur l’échiquier minier africain.










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