Gabon : le gouvernement relance le Haut Conseil pour l’Investissement
Le gouvernement gabonais a annoncé la relance officielle des travaux du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI), dont la cérémonie d’ouverture se tiendra ce jeudi 4 juin 2026 au Palais des Congrès de Libreville. Placée sous les Très hautes instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette initiative entend réunir pouvoirs publics et secteur privé autour d’un objectif stratégique : améliorer durablement l’attractivité économique du Gabon et mobiliser les investissements nécessaires au financement du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
À travers cette relance, les autorités gabonaises veulent envoyer un signal fort aux opérateurs économiques nationaux et internationaux. Le défi est colossal : le PNCD prévoit la mobilisation de 27 000 milliards de FCFA d’investissements sur la période 2026-2030, dont près des deux tiers devraient provenir du secteur privé, soit environ 18 000 milliards de FCFA.
Dans un contexte marqué par les critiques récurrentes sur les lourdeurs administratives, l’insécurité juridique, les coûts logistiques élevés ou encore la multiplicité des contrôles, le gouvernement affirme vouloir bâtir une relation plus équilibrée avec les entreprises.
Huit groupes de travail pour identifier les blocages
Du 4 au 11 juin 2026, administrations publiques et représentants du secteur privé, notamment la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), travailleront au sein de huit groupes thématiques. Les discussions porteront notamment sur la parafiscalité, les autorisations administratives, la sécurité juridique, les coûts portuaires, les secteurs stratégiques, la gouvernance des établissements publics, le dialogue social, l’emploi local ou encore l’accompagnement des PME-PMI.
Le gouvernement promet une démarche orientée vers des résultats rapides, avec une consolidation des propositions prévue les 12 et 13 juin avant une restitution générale annoncée pour le 15 juin 2026.
Le défi de la crédibilité
Au-delà des annonces, plusieurs opérateurs économiques attendent désormais des actes concrets. Car depuis plusieurs années, les milieux d’affaires dénoncent régulièrement les lenteurs administratives, les difficultés d’accès aux financements, l’instabilité réglementaire et les obstacles liés au climat des affaires.
La relance du HCI sera donc observée comme un test de crédibilité pour les autorités, appelées à transformer les concertations en réformes réellement applicables. Car pour attirer durablement les investissements, le Gabon devra désormais convaincre non seulement par les discours, mais surtout par la stabilité, la transparence et l’efficacité de son environnement économique.









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