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Gabon : le gouvernement défend la loi de finances rectificative à l’Assemblée nationale

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Les députés de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique ont auditionné ce jeudi 11 juin 2026 deux figures clés du gouvernement : Thierry Minko, ministre de l’Économie et des Finances, et Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective. Cet exercice institutionnel, dicté par les textes constitutionnels, marque le coup d’envoi de l’examen minutieux du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026.

Face aux parlementaires, Thierry Minko n’a pas caché la nécessité de s’adapter à une conjoncture mouvante. Le nouveau projet de budget subit une cure d’austérité notable : il est désormais arrêté à 5 495,2 milliards de FCFA, contre les 6 358,9 milliards initialement prévus, soit un repli de 862,9 milliards. Dans le détail, les recettes budgétaires sont réévaluées à 2 928,2 milliards de FCFA, tandis que l’enveloppe des dépenses se fixe à 5 180 milliards.

En revanche, l’État a dû muscler ses engagements financiers, dont les crédits bondissent de 508,5 à 691,4 milliards de FCFA. Une situation qui a fait réagir l’hémicycle, à commencer par le premier Vice-président de l’Assemblée, Eloi Nzondo. Ce dernier a relayé l’inquiétude générale quant à l’impact de cette baisse de recettes sur le social, les investissements et la viabilité de la dette.

Le ministre de l’Économie s’est toutefois voulu rassurant. Pour lui, ce correctif est un gage de transparence : « Cette loi de finances rectificative vise avant tout à restaurer la sincérité budgétaire et à adapter nos prévisions aux réalités économiques actuelles. Elle permet également de créer les conditions favorables à la reprise des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI). »

Cap sur le Programme d’investissement public (PIP)

Preuve que le gouvernement tente de garder le cap malgré les turbulences, Louise Pierrette Mvono a ensuite défendu le Programme d’investissement public (PIP) 2026-2028, premier jalon pluriannuel de la Ve République. Bien que la croissance nationale soit révisée à la baisse, passant de 6,5 % à 4 %, la ministre a souligné la résilience du secteur hors pétrole, qui devrait progresser de 4,4 %.

Pour soutenir cette dynamique, l’enveloppe globale du PIP est projetée à 1 202 milliards de FCFA. Les parlementaires ont salué cet effort de réalisme économique, tout en exigeant des garanties sur le suivi rigoureux de l’exécution budgétaire. Les débats en Commission promettent d’être denses avant le vote final en séance plénière.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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Un commentaire

  1. Comme c’est drôle d’interroger un ministre qui malgré son pilotage à vue, essaierait de redresser les folies parlementaires !
    Si la loi de finances 2026 ne serait vu admise sans projets réels, mesurables et identifiables, comment ne pas se  » satisfaire  » d’un interrogatoire à visée oratoire ?
    La finalité, si l’on s’en tient à l’actualité, serait d’ordre démagogique ! D’ailleurs, l’on emprunterait des résultats d’études menés sur des risques pour redonner de la visibilité à une croissance nationale fictive, puisque dénuée d’études sérieuses !
    Et comme l’urgence appelle aux projets, nous voilà replonger dans cette nébuleuse spirale comme par le passé, où des élus du peuples souffriraient d’une myopathie intellectuelle à tel point de recourir à la diversion : changez un peu !

    Enfin, tant que la rigueur ne sera pas au centre des analyses, encore qu’il faudra disposer d’une pensée lucide pour le comprendre, nous ne ferons que de la politique des choeurs, car un décide et le reste récite les sourates, en chœur !

    Autant craindre que le niveau soit très bas dans nos hémicycles, au sein de notre gouvernance, bien que l’on ait assidûment maîtriser les discours du renard : ce n’est pas partout qu’on fait de la politique !

    Vive le collège des Sages, aux couleurs transparentes !

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