Franceville : une employée du CIRMF retrouvée morte, une lettre posthume évoque des pressions professionnelles
Le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) est plongé dans la stupeur et l’incompréhension. Graciella Mamboundou Maroga, une jeune employée de 33 ans, a été retrouvée sans vie ce mardi à son domicile familial, situé au quartier Hibiscus à Franceville. Ce drame, qui suscite une vive émotion locale, a rapidement pris une tournure judiciaire complexe à la suite de la découverte d’un élément clé.
Selon des informations initialement rapportées par le média Gabonactu, la trentenaire aurait laissé une lettre écrite de sa main avant de mourir. Si les enquêteurs ont rapidement confirmé l’existence de cette correspondance, le mystère plane encore sur ses termes exacts.
Néanmoins, d’après les premiers éléments de l’enquête relayés par l’Agence gabonaise de presse, le document mettrait directement en cause l’environnement professionnel de la victime. Graciella Mamboundou Maroga y évoquerait de lourdes difficultés vécues dans le cadre de ses fonctions au sein du prestigieux centre de recherche.
Trois cadres de l’institution placés en garde à vue
Face à la gravité de ces révélations, la justice a immédiatement réagi. Benille Ongouori, procureur de la République près le tribunal de première instance du Haut-Ogooué, s’est saisi de l’affaire. Il a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie, confiant le soin des investigations à la Police judiciaire. L’objectif prioritaire est désormais de vérifier point par point les faits mentionnés dans le courrier et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce décès.
La réponse policière ne s’est pas fait attendre. Dans le cadre de la procédure, plusieurs auditions de premier plan ont été menées directement au sein du CIRMF. Les investigations ont rapidement débouché sur le placement en garde à vue de trois hauts responsables de l’institution. Parmi les personnes interpellées figure notamment le responsable du personnel, une information confirmée par des sources proches du dossier.
L’attente de clarifications officielles
Au sein de l’établissement, l’onde de choc est palpable et les interrogations se multiplient parmi le personnel. Pour l’heure, la direction du CIRMF a choisi de s’enfermer dans le silence et ne s’est pas encore exprimée officiellement sur le drame ou sur les arrestations en cours. Alors que la Police judiciaire poursuit activement ses auditions, la ville de Franceville attend désormais de comprendre ce qui a pu conduire à une telle tragédie.









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