Gabon : Landry Ifouta las d’être traité de « pédé » lors des festivals !
L’artiste-auteur-compositeur Landry Ifouta a choisi les réseaux sociaux pour briser le silence face au harcèlement récurrent dont il est la cible lors de ses apparitions publiques. Excédé par les invectives homophobes qui accompagnent ses entrées sur scène, le chanteur a dénoncé l’hypocrisie d’un public prompt à clouer les uns, sur fond de médisance, au détriment des autres plus protégé.
Dans une publication Facebook devenue virale, Landry Ifouta a pointé du doigt une indignation à géométrie variable. L’auteur du hit « le craning » a déploré le fait que sa présumée orientation sexuelle devienne le point focal de l’attention des festivaliers. Et ce, tandis que d’autres figures publiques, aux dérives pourtant bien plus préjudiciables pour la société, bénéficient d’une complaisance coupable.
La politique du deux poids, deux mesures
« Quand on crie le nom d’autres artistes dont vous connaissez le statut […], je ne vous entends pas crier voleur, voleur, braqueur, braqueur, vendeuse de piment », s’est insurgé l’artiste. Pour lui, les détracteurs semblent liés par « un pacte de non-agression » tacite qui épargnerait les déviances économiques ou morales pour s’acharner sur lui. Il va sans dire que par cette sortie médiatique, Landry Ifouta a révélé un climat d’hostilité.
Une atmosphère auquel font face certains artistes perçus. À ce propos, il a invité ses détracteurs à être « cohérents dans [leur] jalousie ». Demokoko a posé un diagnostic plus que lucide sur les paradoxes d’une société gabonaise prompte au lynchage verbal. Mais la même est souvent silencieuse face aux véritables maux qui la rongent. Reste à savoir si ce recadrage salutaire saura faire évoluer les mentalités lors des prochains festivals. Nous y reviendrons !









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