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Gabon : la Fondation Louise intensifie la lutte contre la drépanocytose et appelle au dépistage

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À l’occasion d’une conférence-débat organisée le 25 juin à Libreville, la Fondation Louise pour la santé et l’éducation, en partenariat avec plusieurs acteurs du secteur de la santé, a appelé à briser les tabous autour de la drépanocytose. L’initiative visait à promouvoir le dépistage, améliorer la prise en charge des patients et sensibiliser les Gabonais à une maladie génétique qui touche de nombreuses familles.

La drépanocytose demeure l’une des maladies génétiques les plus répandues au Gabon, mais aussi l’une des plus méconnues. Pour contribuer à changer le regard porté sur cette pathologie, la Fondation Louise pour la santé et l’éducation, en collaboration avec le Centre diagnostic de Libreville, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et la Société gabonaise d’hématologie, a organisé, le jeudi 25 juin, une conférence-débat suivie d’une soirée de sensibilisation.

Réunissant médecins, professionnels de santé, décideurs, partenaires et familles concernées, cette rencontre avait pour ambition de mieux faire connaître la maladie, de promouvoir le dépistage précoce et de renforcer l’accompagnement des personnes vivant avec la drépanocytose.

Sensibiliser pour mieux prévenir

Pour le directeur général du Centre diagnostic de Libreville, Loyce Olympio Fanguinoveny, la première bataille reste celle de l’information. « Il faut qu’on en parle, il faut vulgariser la chose afin que les parents et les familles prennent conscience que la maladie est réelle. Ils doivent être sensibilisés pour préparer leurs enfants afin qu’ils ne soient pas stigmatisés et qu’ils puissent grandir avec les autres comme il se doit », a-t-il expliqué. Au-delà de la sensibilisation, les intervenants ont insisté sur la nécessité de développer le dépistage, d’améliorer le suivi médical et de renforcer l’accompagnement psychosocial des patients.

L’enseignante-chercheuse Pr Délicat épouse Loembet Lucrèce a rappelé que le diagnostic ne constitue que la première étape de la prise en charge. « Une fois le diagnostic posé, il faut avoir un médecin référent, assurer un suivi médical et psychologique régulier et bénéficier d’un traitement adapté. Il est également important d’informer le milieu scolaire afin que l’enfant drépanocytaire soit épargné des moqueries et des discriminations », a-t-elle souligné.

Briser les tabous autour de la maladie

Présidente de la Fondation Louise, Vanessa Adande a lancé un appel fort en faveur de la banalisation du sujet. « La drépanocytose doit arrêter d’être un gros mot. On doit en parler tout le temps : à la maison, au travail, partout. Cela doit devenir un sujet banal », a-t-elle déclaré. Elle a également insisté sur l’importance du dépistage, rappelant qu’« aujourd’hui, il faut absolument que chaque Gabonais connaisse son statut, alors que près de 25 % de la population est porteuse du trait drépanocytaire ».

La présidente de la fondation a enfin donné une dimension personnelle à son engagement en confiant que sa mère était atteinte de cette maladie, expliquant que la création de la Fondation Louise constitue un hommage à sa mémoire.

Mieux accompagner les personnes vivant avec la drépanocytose

Au-delà des campagnes de sensibilisation, la Fondation Louise entend renforcer son action en faveur des personnes atteintes de drépanocytose. À travers son partenariat avec le Centre diagnostic de Libreville, elle ambitionne d’améliorer l’accès au dépistage, au suivi médical et à un accompagnement adapté.

En plaçant la prévention, l’information et la lutte contre la stigmatisation au cœur de son action, la fondation espère contribuer à une meilleure prise en charge de cette maladie génétique et à une amélioration durable de la qualité de vie des patients et de leurs familles.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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