Gabon : la diaspora porte à Genève des inquiétudes sur les libertés publiques
Reçus cette semaine au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (OHCHR) à Genève, les représentants du Collectif « Le Gabon en Marche » ont exposé plusieurs préoccupations liées aux droits fondamentaux au Gabon. Suspension des réseaux sociaux, situation des déguerpis, libertés publiques et indépendance de la justice figuraient au cœur des échanges.
Alors que les débats sur les libertés publiques continuent d’alimenter l’actualité nationale, une délégation du Collectif des associations « Le Gabon en Marche » a été reçue cette semaine au siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (OHCHR) à Genève. Conduite notamment par Thérèse Nguema, Serge Allogo, Victor Mefe et Prince Rozenne Obiang, cette rencontre visait à attirer l’attention des instances internationales sur plusieurs préoccupations relatives à la situation des droits humains au Gabon.
Selon les responsables du collectif, les échanges ont permis d’aborder des questions touchant au respect des droits fondamentaux, à la dignité des citoyens, mais également à la suspension prolongée des réseaux sociaux, une mesure qui continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de la société civile et de la diaspora gabonaise.
Réseaux sociaux, déguerpissements et libertés publiques au centre des préoccupations
D’après le communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, les représentants du collectif ont également évoqué la situation des populations concernées par les opérations de déguerpissement, notamment les questions liées au relogement, à l’accompagnement social et au respect des droits des personnes affectées.
Les inquiétudes d’une partie de la diaspora face aux restrictions des libertés publiques ont également été portées à la connaissance du Haut-Commissariat. Le OHCHR aurait, selon le collectif, pris note des éléments présentés tout en réaffirmant son attachement à la protection des droits humains et à la promotion d’un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes.
Une mobilisation qui se poursuit à Rennes
Dans le prolongement de cette démarche, le Collectif « Le Gabon en Marche » organise ce 6 juin 2026 à Rennes, en France, une rencontre citoyenne placée sous le thème : « État de droit, droits du citoyen et indépendance de la justice au Gabon ».
Cette initiative réunira plusieurs personnalités du monde juridique, universitaire et politique, parmi lesquelles le Pr. Albert Ondo Ossa, Me Istovant Nkoghe, Me Sylvain-Ulrich Obame, Jocksy Ondo-Louemba ou encore Michel Ongoundou Loundah.
Pour Thérèse Nguema, « la dignité humaine ne peut être négociée ». Une déclaration qui résume l’ambition affichée par le collectif : poursuivre son plaidoyer en faveur du respect des libertés fondamentales, de l’État de droit et d’une justice indépendante au Gabon. Au-delà de cette audience à Genève, c’est désormais la capacité des institutions nationales à répondre à ces préoccupations qui sera observée avec attention par une partie de la société civile gabonaise, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.










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