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Panthères du Gabon : Sébastien Migné, un choix par défaut selon Mounguengui !

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Le feuilleton du banc des Panthères du Gabon a définitivement livré son épilogue, mais le parfum d’inachevé et de frustration qui l’entoure risque de faire jaser dans les chaumières de Libreville. Et pour cause, lors de sa conférence d’officialisation de Sébastien Migné, le mercredi 15 juillet 2026, Pierre Alain Mounguengui, président de la Fegafoot, a implicitement concédé que le technicien français n’était qu’un plan B, né d’un bras de fer stérile et de rendez-vous manqués avec Paul Ulrich Kessany.

Derrière un protocole d’usage classique, le baobab du football gabonais a joué avec les mots. Ainsi, a-t-il indiqué, selon les propos rapportés de notre confrère le quotidien L’Union, « si cela ne dépendait que de moi, l’entraîneur du Gabon serait toujours Thierry Mouyouma ». Cet adoubement envers le technicien de l’As Mangasport, comme l’un des meilleurs tacticiens du continent, a des allures de désaveu pour le sélectionneur entrant. Le tout doublé d’un tacle glissé au ministère des Sports dirigé par Paul Ulrich Kessany. 

Sébastien Migné, le choix à portée de main après Anthony Da Silva ?

Dans son argumentaire, Pierre-Alain Mounguengui s’est interrogé sur le traitement financier, semble-t-il discriminatoire infligé à Thierry Mouyouma. « Nous avons pourtant payé Camacho, Neveu… Pourquoi quand c’est un Gabonais cela traîne ? », a questionné le Président de l’instance faîtière du football au Gabon. Mais le véritable aveu d’imbroglio réside dans le timing et le casting initial de ce mercato des sélectionneurs. « Notre souhait était de nommer un nouvel entraîneur dès le mois de février », a rappelé le patron de la grande maison du sport roi.

Cependant, la co-gestion avec Ulrich Kessany semble n’avoir pas été harmonieuse. « Pour le choix du sélectionneur national nous avons cru bon de collaborer avec le ministère des Sports qui représente le Gouvernement […] Malheureusement cela n’a pas tenu car l’entraîneur que nous avions choisi a été recruté par la Fédération Malienne de football », a martelé Pierre-Alain Mounguengui. Une sortie qui risque de faire jaser tant il ressort une tension et une absence de synergie avec la tutelle qui est identifiée, sans le dire, comme la cause de ce second choix. Sapristi !

C’est donc un Sébastien Migné qui hérite du banc des Panthères du Gabon comme par magie. Serait-ce par dépit après avoir échoué à imposer son premier choix au ministre Paul Kessany que la Fegafoot s’est résolu à accepter la candidature de l’ancien patron d’Haïti ? Un choix de raison, certes, mais qui démarre sous le signe d’un scepticisme institutionnel lourd à porter. La révélation de ces dysfonctionnements doit conduire à une réelle introspection des acteurs du secteur pour corriger ce qui ne va pas avant que le technicien français ne se mette au travail. Ne dit-on pas que l’environnement influence le résultat ?

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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