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Baccalauréat 2026 : 31 détenus candidats en composition !

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La Prison Centrale de Libreville s’est transformée durant cette semaine en centre de composition pour les détenus ayant candidaté pour la session 2026 du Baccalauréat. Sur toute l’étendue du territoire ce sont au total 31 individus de différents sexes qui bénéficient de la politique d’éducation inclusive portée par Camélia Ntoutoume-Leclerq sur inspiration du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema.

C’est le fruit d’un partenariat solide entre le ministère de la Justice, la Sécurité pénitentiaire et le ministère de l’Éducation nationale qui permet aux détenus des locaux dédiés pour suivre des cours et passer leurs examens dans les mêmes conditions que les élèves en liberté. À l’échelle nationale, on compte 31 candidats en milieu carcéral dont 27 pour le baccalauréat général et 4 pour le technique, dont 22 candidats actifs à Libreville. 

Le Bac possible même en détention !

Dans les locaux de la Prison centrale de Libreville sise au quartier Gros-Bouquet dans le 1er arrondissement de ladite commune, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, s’est réjouie de cette démarche profondément inclusive. « Qu’ils soient des détenus ou pas, ce sont pour nous d’abord des candidats. L’éducation inclusive place la formation au cœur des priorités, sans distinction. », a-t-elle rappelé.

Grâce à un encadrement rigoureux, ce centre d’examen affiche régulièrement un taux de réussite des plus satisfaisants. Interrogé sur la suite en cas d’obtention du précieux sésame, Camélia Ntoutoume-Leclercq a martelé que poursuivre des études universitaires ou de créer des micro-entreprises font partie intégrante du plan de réinsertion sociale. « Ce n’est pas parce qu’on a un examen en milieu carcéral qu’on a purgé sa peine. On purge d’abord, sa peine et ensuite, en fonction, quand on la termine », a-t-elle indiqué. 

Non sans manquer d’évoquer l’hypothèse « des grâces présidentielles qui interviennent entre-temps, selon les bonnes conduites des détenus ». La balle est donc dans le camp des futurs bacheliers en détention qui doivent cerner que peu importe où ils se trouvent, l’État ne les oublie pas. Cependant, il leur revient de jouer leur partition afin de quitter l’univers carcéral. « Quand vous sortez d’un milieu carcéral et que vous vous mettez vraiment au travail, il n’y a pas de raison qu’on ne vous fasse pas confiance », a-t-elle conclu. Bonne chance à tous !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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