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Ntoutoume-Ayi : « honte à ceux qui défendent la suspension des réseaux sociaux »

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En marge d’un échange citoyen avec les notables du second siège de la commune d’Akanda, le député du 2e siège de ladite commune, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a fustigé la suspension des réseaux sociaux en vigueur sur le territoire national depuis le 17 février 2026. Dans une diatribe, l’ancien Directeur général de la Dette a pointé du doigt les contradictions de l’appareil étatique et le non-respect, par les gouvernants eux-mêmes, de leurs propres directives restrictives.

À qui profite la vie sans réseaux sociaux au 21e siècle dans un monde ultra ? Une question qui valait 1000 milliards que Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a osé poser de manière rhétorique. Pour le parlementaire, cette mesure d’exception se heurte à une réalité pour le moins paradoxale, voire grotesque. Alors que l’accès aux plateformes numériques est censé être restreint pour le citoyen lambda, les institutions de la République continuent d’y déployer leur communication officielle.

L’État Gabonais piégé pris dans son propre jeu ?

Cette duplicité de fait pousse le député d’Akanda a relevé une mesure administrative assumé dérive réglementaire. « Honte à celles et ceux qui viennent défendre la suspension des réseaux sociaux sur les réseaux sociaux. Je ne suis pas d’accord avec la suspension des réseaux sociaux au Gabon. Et c’est dangereux qu’un pays accepte de mettre en place ou d’adopter des décisions que les gouvernants eux-mêmes ne respecteront pas », a-t-il martelé.

À titre indicatif, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a dénoncé l’usage actif des canaux censés être proscrits par les organes décisionnels. « Moi, je vois aujourd’hui des ministères qui publient leurs activités sur Facebook. Mais Facebook est interdit au Gabon ! L’Assemblée nationale fait ses rapports d’activité sur Facebook. Mais Facebook est coupé ! », a-t-il indiqué. Une remarque salutaire du député d’Akanda qui a saisi l’occasion de remettre au centre du débat public la question de l’exemplarité de l’État et de la cohérence de l’action publique. Gageons qu’il sera entendu !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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