Gabon : 6 mois accordés à la Fegafoot pour se mettre à jour avant tout scrutin !
Par une communication officielle intervenue ce lundi 13 avril, le Ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a acté la suspension immédiate de l’ensemble des processus électoraux au sein de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot) et du Comité National Olympique Gabonais (CNOG). Cette décision, loin d’être arbitraire, s’appuie sur un arsenal juridique rigoureux. En outre, cet arsenal confère au gouvernement la prérogative de contrôle de légalité.
Si d’aucuns prétendent, à tort et en instrument de redite, que seule la Fédération internationale de football association (FIFA) serait à même de mettre un terme à un processus fédéral, les textes gabonais prouvent le contraire. Tout d’abord, le Décret n°0447/PR/MENESTFPRSCJS du 18 avril 2013 et la Loi n°033/2020 du 22 mars 2021 portant orientation de la politique nationale du sport, établissent la compétence de l’État. En effet, cette compétence s’exerce par l’entremise du ministère de tutelle. De plus, ce ministère peut orthodoxrer les actions des associations sportives.
6 mois pour restaurer la légalité régalienne à la Fegafoot !
Dans son allocution saluée par une majorité des gabonais sur la toile, Paul Ulrich Kessany a rappelé l’urgence de veiller à l’authenticité des scrutins au sein des instances faîtières du sport au Gabon. Pour pallier les carences administratives observées, un guichet unique sera instauré. En effet, il le sera par arrêté conjoint avec le Ministère de l’Intérieur. Durant une période transitoire de six (6) mois, cet organe aura pour mission de centraliser des procédures d’agrément
À cela se greffent, l’allègement des contraintes bureaucratiques et emporte d’emblée l’instruction accélérée des dossiers de régularisation. Cette injonction de mise à jour réglementaire constitue un défi important pour la Fegafoot. Laquelle est dirigée depuis douze ans par Pierre Alain Mounguengui. Le président sortant reviendra à ce dernier. Il devrait donc assurer l’intérim logiquement en qualité de dernier locataire. Ainsi, le fédéral devra veiller à ce que l’instance fédérale montre l’exemple de la conformité légale. Il en sera de même pour ses démembrements.
Alors que des bruits de couloir suggèrent une manœuvre ciblée, l’autorité de tutelle martèle le contraire. Pour le gouvernement l’ambition est de placer l’intérêt supérieur du football au-dessus des individualités. Désormais, aucune consultation électorale ne pourra être validée sans que les associations sportives ne se soient conformées. Et ce, stricto sensu, au droit positif gabonais. La fin du sursis est sifflée. Enfin, Paul Ulrich Kessany et Adrien Nguema Mba s’activent pour faire place à la rigueur institutionnelle.









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