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Gabon :1080,75 hectares de forêt disparus en 2024 !

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Le diagnostic de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) est des plus alarmants au Gabon en 2024 avec 1 080,75 hectares de son couvert forestier qui s’est évanoui sous la pression de l’activité minière. À l’heure où la planète suffoque sous l’effet du réchauffement climatique, ce recul de la canopée gabonaise représente un coup dur pour la résilience écologique de la région.

La quête d’industrialisation effrénée peut finalement se retourner contre les États qui s’y engagent. C’est assurément le cas de notre pays le Gabon qui a priorisé l’extraction intensive de l’or et du manganèse sous la transition militaire conduite par le CTRI. En effet, l’AGEOS a révélé dans un récent rapport que des forêts primaires ont été convertis en complexes industriels à ciel ouvert.

Attention déforestation à outrance !

Plusieurs écologistes ont martelé que l’exploitation minière engendre un écocide silencieux. Ce processus induit un stress hydrique, une érosion des sols et une altération irréversible de la biodiversité locale. D’ailleurs, chaque hectare de forêt gabonaise dégradé affaiblit l’un des plus puissants puits de carbone de la planète. Le véritable paradoxe réside dans la collision entre les ambitions économiques et l’urgence climatique mondiale. 

Alors que le bassin du Congo agit comme un régulateur thermique mondial indispensable, la destruction de plus de 1 000 hectares de forêt libère des stocks massifs de carbone biogénique auparavant séquestrés. Ce phénomène amplifie tout logiquement l’effet de serre. Une dynamique contre-productive puisque dans le même temps le gouvernement gabonais s’est engagé à faire des efforts d’atténuation du changement climatique. 

Face à cette érosion accélérée du patrimoine naturel, la nécessité d’une transition vers des pratiques extractives à faible impact environnemental devient urgente. Si le Gabon souhaite préserver son statut de champion de la « finance verte », il devra impérativement concilier la souveraineté de ses ressources minérales avec la préservation de ses écosystèmes forestiers. La 5eme République comme l’ensemble des pays du bassin du Congo doivent intégrer que l’heure de restauration écologique est en marche.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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