Gabon : la circoncision traditionnelles, la pauvreté, ces facteurs favorisant le VIH et les IST
Les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH demeurent une préoccupation majeure de santé publique au Gabon. Selon le Programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida (PNLIST), plusieurs facteurs contribuent à la propagation de ces maladies, notamment la pauvreté et certaines pratiques socioculturelles. Ces réalités exposent davantage les populations vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes, qui paient souvent le plus lourd tribut face à ce fléau.
Dans le cadre de la prévention, les spécialistes de santé rappellent inlassablement l’importance d’adopter des comportements sexuels responsables. L’abstinence, la fidélité mutuelle entre partenaires et l’utilisation correcte et systématique du préservatif lors de tout rapport sexuel constituent les principaux moyens de protection contre le VIH et les IST. Ces recommandations demeurent essentielles puisque de nombreuses personnes continuent d’être exposées à des risques parfois liés à leur situation sociale ou économique.
Pauvreté et pratiques traditionnelles, des facteurs de vulnérabilité
Selon le PNLIST, les facteurs socio-économiques et culturels jouent un rôle important dans la propagation du VIH et des IST. La pauvreté, définie par la Banque mondiale comme l’absence d’accès à des services essentiels tels que l’éducation, les soins de santé, l’eau potable ou encore l’électricité, place de nombreuses personnes dans une situation de grande précarité. Confrontées à des difficultés de survie, certaines femmes et certains jeunes peuvent être amenés à avoir des rapports sexuels non protégés ou transactionnels, augmentant ainsi leur exposition aux infections.
À cette réalité s’ajoutent certaines pratiques traditionnelles, notamment les circoncisions réalisées dans des conditions ne respectant pas toujours les normes d’hygiène requises. L’utilisation d’instruments souillés par du sang ou insuffisamment stérilisés peut favoriser la transmission de maladies infectieuses, dont le VIH. Le PNLIST cite également d’autres facteurs aggravants tels que le faible niveau d’éducation sanitaire, la toxicomanie ou encore certaines situations de promiscuité en milieu carcéral. Face à ces défis, les autorités sanitaires sont appelées à renforcer les campagnes de sensibilisation et les actions de prévention, particulièrement dans les zones rurales où l’accès à l’information demeure limité.









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