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BEAC : le Gabon, pays où le crédit bancaire est le plus cher avec 21,06% !

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Selon les dernières données de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) relayées par notre confrère EcoMatin, le Gabon est le pays où le crédit bancaire est le plus onéreux de la sous-région, avec un coût réel du crédit culminant à 21,06 %. À l’inverse, notre voisin camerounais affiche un taux bien plus respirable de 8,38 %. Un grand écart qui interpelle les observateurs économiques de l’Afrique centrale.

Pour comprendre cette fracture, il faut se pencher sur le Taux Effectif Global (TEG). Cet indicateur ne comprend pas seulement le taux d’intérêt de base de la banque, mais intègre tous les frais annexes. Il s’agit entre autres des assurances obligatoires, des frais de dossier et des garanties. Dans notre pays, ce coût global s’explique souvent par une perception du risque plus élevée par les banques, un manque de diversification de l’économie et des garanties plus difficiles à faire valoir en cas de défaut de paiement.

Des usagers de banque encore dépouillés ?

Cette cherté du loyer de l’argent entraîne de lourdes conséquences pour les usagers gabonais. Pour les Petites et moyennes entreprises (PME), il y règne l’asphyxie des entrepreneurs. Concrètement, pour une petite entreprise, un taux à plus de 21 % complique le calcul de rentabilité. Le remboursement de la dette absorbe une part géante des bénéfices, ce qui décourage l’investissement, bloque les recrutements et freine l’innovation.

À cela s’ajoute la baisse du pouvoir d’achat des particuliers. Qu’il s’agisse de financer un projet immobilier ou un crédit à la consommation, le coût du remboursement réduit le revenu disponible trivialement appelé l’argent qui reste aux ménages après avoir payé les charges et les impôts. Face à des mensualités trop lourdes, de nombreux Gabonais se détournent du système bancaire formel pour se tourner vers l’informel ou le microcrédit. Or fluidifier l’accès au capital concourt à renforcer le tissu économique local.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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Un commentaire

  1. Où est la séparation des fonctions si des dirigeants sont aussi actionnaires dans un État où le marasme économique devient la norme ?
    Le conflit d’intérêt ne peut que mener aux dérives politiques !

    Qu’on arrête de prendre la population pour des cons !

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