Bambouchine : seulement 2 kilomètres de route réalisés
Dans le 6e arrondissement de Libreville, les habitants du quartier Bambouchine continuent de vivre au rythme d’un chantier routier inachevé. Présenté parmi les projets prioritaires du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), l’aménagement de cet axe de 17 kilomètres devait considérablement améliorer les conditions de circulation dans cette zone qui abrite des milliers de personnes. Pourtant, selon les riverains, seuls 2 kilomètres environ ont été effectivement réalisés par l’entreprise en charge des travaux, laissant le reste du tronçon dans un état préoccupant.
En empruntant la route depuis le carrefour Bambouchine en direction du débarcadère, le constat est sans appel. Les premiers kilomètres recouverts de béton offrent un certain confort aux automobilistes et aux piétons. Mais cette amélioration s’interrompt brusquement. À mesure que l’on avance, le béton laisse place à la latérite, puis à une chaussée dégradée où la circulation devient difficile. Une situation qui suscite incompréhension et frustration au sein des populations locales.
Des transporteurs confrontés à de nombreuses difficultés
Le responsable du site de transport de Bambouchine, Mihindou Nzamba Stesshy affirme que les améliorations observées restent très limitées. « Nous n’allons pas dire qu’il y a une amélioration au niveau de la route. Pourquoi ? Parce que le béton s’arrête à un niveau », explique-t-il. Selon lui, cette situation a des répercussions directes sur les coûts de transport et sur l’activité des conducteurs. Et pour cause, les véhicules qui desservent les zones les plus enclavées subissent une usure accélérée, obligeant les transporteurs à multiplier les passages au garage afin d’assurer la continuité du service.

Le chantier apparaît d’autant plus préoccupant que l’aménagement complet de la route Sibang-Bambouchine figure parmi les grands projets inscrits dans le Plan national de développement de la transition (PNDT) 2024-2026. Financé à hauteur de 11 milliards de FCFA, ce projet devait offrir une véritable cure de jouvence à cet axe stratégique. Sur le terrain cependant, les habitants estiment que les résultats restent largement en deçà des attentes, alors que les difficultés quotidiennes persistent.
Un appel à la reprise des travaux
À l’approche de la saison des pluies, les riverains redoutent déjà le retour des bourbiers qui compliquent considérablement les déplacements. « Quand la saison des pluies va arriver, ce ne sera pas du tout la joie », prévient Mihindou Nzamba Stesshy, responsable du site de transport de Bambouchine, qui appelle les plus hautes autorités à veiller à l’achèvement du chantier. Au-delà du désenclavement des populations, la finalisation de cette route représente également un enjeu économique majeur.
Bambouchine dispose en effet d’un débarcadère où se déroule une intense activité de pêche artisanale, fréquenté par les commerçants, les touristes et de nombreux usagers. Pour les habitants, la saison sèche actuelle constitue une occasion idéale pour relancer les travaux et enfin concrétiser un projet attendu depuis plusieurs années.










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