Port de Kobe-Kobe : AGL table sur avril 2031 pour les premiers chargements de fer
Le lundi 08 juin dernier a marqué le coup d’envoi officiel des travaux du futur port de Kobe-Kobe. Cet ambitieux complexe infrastructurel est conçu pour désengorger le port d’Owendo, ce dernier devant conserver sa spécialisation exclusive dans le trafic conteneurisé de marchandises. Le nouveau pôle portuaire assumera quant à lui la prise en charge des flux miniers de grande ampleur, grâce à des installations dimensionnées pour accueillir des navires hors gabarit. L’objectif stratégique est clair : assurer l’évacuation massive des ressources naturelles du pays, en premier lieu desquelles le minerai de fer.
Lors de la cérémonie de lancement, Philippe Labonne, président d’Africa Global Logistics (AGL), principal opérateur du projet, a annoncé avec assurance le calendrier des opérations : « Mesurant pleinement la responsabilité qui est la nôtre, je donne rendez-vous à Kobé-Kobé en avril 2031 pour les premiers chargements de fer. »
Pour soutenir ce défi titanesque, le projet s’appuie sur un corridor industriel intégré de 500 hectares. La structure portuaire comprendra quatre postes à quai minéraliers, deux postes polyvalents ainsi qu’une zone de stockage de 40 hectares. En amont, un impressionnant chemin de fer minéralier serpentera sur 535 kilomètres.
Pour acheminer la roche, pas moins de 82 locomotives et plus de 4 180 wagons spécialisés seront déployés. Afin de garantir l’autonomie énergétique et l’empreinte écologique du site, l’électricité nécessaire au corridor sera fournie par le futur barrage hydroélectrique de Bouée.
Un moteur de richesse nationale
Les volumes attendus en provenance de la mine de Belinga sont vertigineux. Selon Jacques Kanga, représentant d’Algest, le site produira à terme plus de 100 millions de tonnes par an, soit un rythme quotidien de 274 000 tonnes destinées aux marchés internationaux.
Les retombées macroéconomiques s’annoncent colossales. Les autorités estiment que cette transformation pourrait générer plus de 10 milliards de dollars de valeur annuelle, propulsant les recettes publiques et représentant plus de 50 % du PIB national. Pour autant, l’architecture financière a été pensée pour sanctuariser les finances publiques : 30 % seront injectés en fonds propres par les partenaires stratégiques, tandis que les 70 % restants seront mobilisés via des dettes à long terme et des crédits-exports.
Impact social et insertion locale
Au-delà des infrastructures, l’impact social s’annonce structurant. AGL prévoit la création de 9 000 emplois directs et de 100 000 emplois indirects. Des programmes de formation dédiés à la jeunesse gabonaise ainsi qu’un plan de soutien aux PME locales accompagneront cette dynamique.
Enfin, le projet intègre des études environnementales et sociétales rigoureuses, parallèlement au déploiement du programme scolaire « École en Marche / École Prospère ».









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