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Mitzic :  4 trafiquants d’ivoire condamnés à 12 mois de prison 

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Le Tribunal Spécial de Libreville a rendu son verdict ce vendredi 5 juin 2026, marquant une victoire significative dans la lutte contre le braconnage au Gabon. Quatre trafiquants d’ivoire, arrêtés quelques semaines plus tôt, ont été condamnés à des peines de prison ferme accompagnées de lourdes amendes. Cette décision de justice intervient à une date hautement symbolique, puisqu’elle coïncide avec la Journée mondiale de l’environnement.

L’affaire a débuté le 25 avril 2026 à Mitzic, dans la province du Woleu-Ntem. Grâce à une action coordonnée entre la Direction Provinciale des Eaux et Forêts et l’antenne locale de la Police Judiciaire, soutenues par l’ONG Conservation Justice, un coup de filet a permis de surprendre les suspects. 

Les forces de l’ordre ont pris les quatre individus, trois hommes et une femme de nationalité gabonaise, en flagrant délit. Ils tentaient alors de commercialiser quatre défenses d’éléphant, une espèce pourtant intégralement protégée dans le pays.

Des peines fermes et des sanctions financières

Transférés à Libreville après leur garde à vue pour y être jugés par la formation spécialisée du Tribunal de Première Instance, les prévenus connaissent désormais leur sanction. La justice s’est montrée particulièrement sévère face à ce délit environnemental. Les trois hommes ont écopé d’une peine de douze mois de prison, dont six mois avec sursis, ainsi que d’une amende individuelle de 1,76 million de francs CFA.

La complice du réseau, reconnue coupable d’avoir facilité la tentative de vente de ces pointes d’ivoire, n’a pas échappé à la rigueur de la loi. Elle s’est vu infliger une condamnation de six mois de prison, dont quatre avec sursis, assortie d’une amende de 1,5 million de francs CFA. Par ailleurs, le tribunal a condamné solidairement les quatre condamnés à verser la somme de 2 millions de francs CFA à l’administration des Eaux et Forêts en guise de dommages et intérêts.

Un signal fort pour la protection des écosystèmes

Au-delà des sanctions individuelles, ce verdict résonne comme un avertissement solennel envoyé par les autorités judiciaires gabonaises à l’attention des braconniers et de leurs réseaux. L’éléphant de forêt joue un rôle écologique crucial, souvent qualifié de « jardinier de la forêt » pour sa contribution majeure au maintien et à l’équilibre des écosystèmes forestiers. 

En réprimant fermement ce trafic de trophées, le Gabon réaffirme son engagement à protéger son patrimoine naturel exceptionnel et à décourager quiconque tenterait de s’approprier illégalement ses ressources protégées.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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