PMA : la stimulation ovarienne, le transfert d’embryons, ces procédés pratiqué au Gabon
La Procréation médicalement assistée (PMA) est désormais encadrée par la législation gabonaise. Selon l’article 186 du Code de la santé, cette assistance médicale permet notamment d’obtenir une grossesse en l’absence de rapports sexuels ou à la suite d’une stimulation ovarienne. Parmi les techniques autorisées au Gabon figure la stimulation ovarienne, et la possibilité de recourir à l’insémination artificielle.
La stimulation ovarienne consiste à administrer des traitements hormonaux afin de favoriser la production de plusieurs ovocytes au cours d’un même cycle. Cette méthode est souvent utilisée comme première étape dans un parcours de PMA. La loi prévoit également l’insémination artificielle qu’elle soit réalisée avec les gamètes du couple ou avec l’intervention d’un donneur lorsque la situation médicale l’exige. Ces pratiques sont soumises à des règles strictes, notamment en matière de consentement des bénéficiaires et de sécurité sanitaire.
Des techniques variées pour favoriser la grossesse
Le Code de la santé reconnaît également la fécondation in vitro (FIV), qu’elle soit classique ou associée à une injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Cette technique consiste à réaliser la fécondation en laboratoire avant de transférer l’embryon obtenu dans l’utérus de la femme. Le transfert d’embryons figure ainsi parmi les procédés officiellement autorisés au Gabon à cela s’ajoute aussi le don de gamètes et d’embryons, l’autoconservation des gamètes pour des raisons médicales ainsi que la conservation des embryons et des tissus germinaux.
Les recherches menées dans le cadre de la PMA sont également autorisées sur les gamètes et les embryons conçus in vitro, dans le respect du projet parental du couple demandeur. Toutefois, l’accès à ces techniques reste soumis à certaines conditions. La PMA doit être pratiquée dans le respect de la dignité humaine, de l’intégrité physique et psychique des personnes concernées ainsi que de la confidentialité des données personnelles. De plus, le consentement préalable et éclairé du couple est obligatoire.
Par ailleurs, la loi énumère plusieurs contre-indications, notamment l’âge avancé de la femme, fixé à un maximum de 55 ans, certaines maladies cardiovasculaires, pulmonaires, auto-immunes ou encore des cancers en cours de traitement. Les actes de PMA doivent enfin être réalisés par des professionnels de santé habilités et au sein de structures autorisées par les autorités compétentes.









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