Gabon : la PMA interdite aux femmes de plus de 55 ans

La procréation médicalement assistée (PMA) est désormais encadrée par le Code de la santé au Gabon. Cette pratique, qui permet à certains couples confrontés à des difficultés de conception de recourir à des techniques cliniques et biologiques pour obtenir une grossesse, n’est toutefois pas accessible à toutes les femmes. L’article 193 du Code de la santé fixe notamment une limite d’âge et précisant que « l’âge avancé de la femme, au-delà de 55 ans », constitue une contre-indication à cette procédure.
Le recours à la PMA répond à plusieurs situations médicales. Selon l’article 187 du Code de la santé, elle peut être envisagée en cas d’infertilité liée à des déséquilibres hormonaux, à certaines pathologies comme l’endométriose ou l’obstruction des trompes, mais aussi lorsque la qualité ou la quantité des spermatozoïdes ou des ovocytes est insuffisante. Cette assistance à la procréation peut également être autorisée afin d’éviter la transmission d’une affection grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple.
Une mesure de précaution sanitaire
En limitant l’accès à la PMA aux femmes de moins de 55 ans, le législateur entend préserver la santé de la mère et de l’enfant. Les spécialistes de la santé soulignent en effet que les grossesses tardives sont associées à un risque accru de complications, au nombre desquelles il y a la mort in utero, la prématurité ou encore certaines anomalies chromosomiques comme la trisomie 21. Chez la mère, l’âge avancé augmente également les risques d’embolie pulmonaire, d’infarctus ou encore d’insuffisance rénale.
Au-delà de l’âge, l’article 193 énumère d’autres situations incompatibles avec la PMA. Sont notamment concernés les patients suivant des traitements gonadotoxiques, tels que certains anticancéreux, la radiothérapie ou la chimiothérapie. Les maladies auto-immunes comme la myasthénie, la sclérose en plaques ou le lupus, ainsi que certains cancers de l’ovaire, de l’utérus, de l’endomètre ou du sein, figurent également parmi les contre-indications.
Par ailleurs, le Code de la santé prévoit de lourdes sanctions contre toute pratique illégale de la PMA. L’article 205 dispose ainsi que « Est puni d’une amende de vingt millions de Fcfa et d’un emprisonnement de 20 ans, quiconque a pratiqué des procédés de PMA non autorisés en République Gabonaise ».










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