OMS : le diabète en hausse en Afrique
En 2025, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a dressé un état des lieux alarmant. L’Afrique est confrontée à une hausse sans précédent du diabète, alimentée par la transformation des modes de vie, la progression du surpoids et de l’obésité, ainsi que l’accès insuffisant aux soins de santé primaires. Une situation préoccupante qui fait désormais du diabète l’une des principales causes de morbidité et de mortalité sur le continent.
Le fardeau des maladies non transmissibles (MNT), en particulier le diabète, connaît une progression rapide en Afrique. Selon l’OMS, la Région africaine compte déjà plus de 24 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivant avec cette pathologie. Un chiffre qui pourrait plus que doubler pour atteindre 60 millions d’ici à 2050, a souligné le Dr Mohamed Janabi. Cette évolution inquiétante met en lumière l’urgence d’agir face à une crise sanitaire silencieuse mais persistante.
Le diabète, une maladie aux conséquences graves
Le diabète touche toutes les tranches d’âge, enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. En l’absence de diagnostic précoce et de prise en charge adaptée, les patients s’exposent à des complications sévères, à des incapacités et à un risque accru de décès prématuré. L’OMS rappelle que cette maladie peut provoquer des atteintes graves au cœur, aux reins, aux yeux et aux nerfs, impactant profondément la qualité de vie des individus ainsi que celle de leurs familles et communautés.
Face à cette situation, l’OMS appelle les gouvernements africains à renforcer leurs systèmes de santé, en intégrant la prévention et le traitement du diabète dans les politiques nationales de santé et les soins primaires. L’organisation préconise également la mise en œuvre de stratégies favorisant une alimentation saine, la pratique régulière d’une activité physique et la réduction de la consommation d’aliments nocifs. Par ailleurs, elle insiste sur la nécessité de garantir un accès équitable à l’insuline, aux technologies médicales essentielles, ainsi qu’à un accompagnement en santé mentale, afin de permettre aux patients de vivre dignement avec la maladie.









GMT TV