France : le député Roumégas appelle le Quai d’Orsay à faire libérer Bilie-By-Nze !
Quelques jours après le maintien en détention du Président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) par la Cour d’appel judiciaire de Libreville, le ton est monté à l’Assemblée nationale de France concernant ce que les parlementaires français assimilent à « la dérive autoritaire». En effet, dans une question écrite publiée au Journal Officiel le mardi 19 mai 2026, le député Jean-Louis Roumégas, Écologiste et Social a exigé que la diplomatie française sorte de sa complaisance et œuvre activement à la libération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze.
Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre Gabonais, arrivé deuxième lors de la dernière élection présidentielle a reçu un soutien de poids de l’autre côté de la Méditerranée. Un appel inattendu à l’humanité et au respect de l’État de droit pour le cas du principal opposant politique à Brice Clotaire Oligui Nguema, maintenu en détention préventive à Libreville. Pour l’élu de l’Hérault, cette incarcération, officiellement motivée par une procédure civile vieille de « 18 ans » relève d’une instrumentalisation judiciaire flagrante destinée à museler la dissidence.
Jean-Louis Roumégas pour une application juste de la loi pour Bilie-By-Nze !
Dans sa prise de position, Jean-Louis Roumégas a rappelé que le Synamag et le Synagref, syndicats gabonais de magistrats et de greffiers, ont eux-mêmes exprimé leur « vive inquiétude face à la fragilité légale de ce dossier ». Aussi, le parlementaire français a fustigé le double discours du Quai d’Orsay. Et ce, alors que, selon lui, le régime actuel, issu du coup d’État d’août 2023, aurait multiplié les violations des droits humains. Ce dernier cite tour à tour la censure des réseaux sociaux, la répression syndicale, l’interdiction des manifestations. Ce dernier dit ne pas comprendre pourquoi Paris continue d’offrir une « caution diplomatique » au Gabon.
Par ailleurs, l’invitation officielle du chef de l’État gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema en France par Emmanuel Macron est qualifiée par le député de « signal désastreux ». Enfin, pour l’élégance de la morale et la lecture stricto sensu du droit, Jean-Louis Roumégas appelle le gouvernement français à user de toute son influence auprès des autorités de Libreville. Selon lui, maintenir ces égards protocolaires reviendrait à se rendre « complice du musellement politique » d’un opposant. In fine, le parlementaire français exige que la France se tienne enfin au plus près de ses engagements internationaux en matière d’État de droit.









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