Code de la santé : le transport de corps interdit dans les véhicules pour passagers
Parce que, même après la mort, un défunt mérite respect et dignité, le Code de la santé encadre plusieurs principes liés à la prise en charge des corps. Parmi eux figure la question du transport des dépouilles mortelles. À ce sujet, l’article 641 rappelle clairement l’interdiction du transfert des corps dans des véhicules destinés au transport de passagers ou de denrées alimentaires.
L’accompagnement d’un défunt, de la sortie du corps jusqu’à sa dernière demeure, obéit à une logistique bien précise. L’acheminement nécessite notamment un véhicule adapté. À ce propos, l’article 641 du Code de la santé dispose que« le transfert de corps par des véhicules qui font du transport public ou du transport de denrées alimentaires est interdit ».
Une disposition qui contraste toutefois avec les réalités observées au Gabon.
Une pratique pourtant courante sur le terrain
En effet, très souvent, des corps sont transportés dans des bus de transport public, parfois même sans les commodités minimales prévues par la réglementation. Pourtant, selon l’article 640 « les véhicules affectés aux transferts de corps doivent être aménagés de manière à éviter que le corps ou le cercueil soit visible de l’extérieur pendant le transport, qu’il s’agisse d’un corbillard ou d’un véhicule ordinaire », rappelle le Code de la santé.
D’ailleurs, certaines agences de transport sont devenues spécialisées dans cette activité, malgré les exigences strictes encadrant ce type de service. Il n’est pas rare de voir des cercueils transportés dans des véhicules 4×4 bâchés ou dans des cars de transport interurbain. Au-delà du non-respect des textes, cette situation met également en lumière une autre problématique, à savoir le coût élevé des services funéraires au Gabon.
La location d’un corbillard n’est pas toujours à la portée de toutes les familles, de plus, les corps étant majoritairement acheminés par voie terrestre, de nombreux proches se tournent vers les agences de transport public pour des raisons financières. Une réalité qui remet au goût du jour cette réflexion souvent entendue au Gabon notamment que la mort coûte parfois plus cher que la naissance.









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