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Libreville : les déguerpis de Plaine Orety toujours en attentes de relogement

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Près d’un an après les opérations de déguerpissement menées dans la zone de Plaine Orety Nord, derrière l’Assemblée nationale dans le 2ème arrondissement de Libreville, les populations concernées continuent de réclamer des solutions durables à leur situation. Réunis en collectif le 25 mai 2026, les sinistrés ont une nouvelle fois interpellé les plus hautes autorités du pays afin d’attirer l’attention sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis la destruction de leurs habitations en juin 2025. 

Les porte-parole du collectif ont rappelé que la zone de Plaine Orety Nord avait été déclarée d’utilité publique dans le cadre d’un projet de construction d’une cité administrative. Ils affirment qu’un recensement des occupants ainsi qu’une évaluation des biens avaient été réalisés avant le lancement d’une procédure judiciaire. Selon eux, certaines étapes du processus, notamment la production de documents fonciers et la réalisation d’une contre-expertise demandée par la justice, n’auraient pas été menées à leur terme avant les démolitions.

Les déguerpis estiment ainsi que l’État doit poursuivre la procédure jusqu’à l’indemnisation des biens détruits, considérés comme le seul patrimoine que de nombreuses familles possédaient. Selon leurs représentants, malgré l’attribution de 200 logements décidée par le président de la République pour soulager certaines familles, plusieurs centaines d’autres demeurent sans réponse face à leurs besoins de relogement et d’indemnisation.

Une précarité qui s’installe

Au-delà des questions administratives et juridiques, les populations mettent surtout en avant les conséquences sociales du déguerpissement. Léone Foumou, membre du collectif, a décrit une situation marquée par une grande précarité. Selon elle, de nombreuses familles vivent encore chez des proches ou dans des logements loués à des coûts difficilement supportables. Elle souligne que plusieurs personnes âgées, mères célibataires et citoyens sans emploi peinent à faire face aux charges quotidiennes depuis la perte de leur habitation.

Pour ces familles, les maisons détruites représentaient souvent l’unique patrimoine construit au prix de nombreuses années de sacrifices.

Le collectif affirme par ailleurs que plus de 1 030 maisons ont été démolies dans la zone concernée, représentant potentiellement plusieurs milliers de personnes affectées. Face à cette situation, les déguerpis lancent un appel au chef de l’État afin qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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