Ntoum-Tchad : Pacôme Kossy accélère la marche vers l’après-importation du poulet
À moins de sept mois de l’entrée en vigueur de l’interdiction des importations de poulet de chair prévue le 1er janvier 2027, le gouvernement intensifie les actions destinées à renforcer la production nationale. En visite sur le site de Ntoum-Tchad, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, est allé constater l’avancement d’un projet avicole d’envergure appelé à jouer un rôle majeur dans la stratégie de souveraineté alimentaire voulue par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le compte à rebours est désormais lancé. Alors que le Gabon s’apprête à tourner progressivement la page de sa dépendance aux importations de poulet de chair, les autorités entendent s’assurer que les capacités nationales de production seront au rendez-vous.
C’est dans cette perspective que Pacôme Kossy s’est rendu, le 16 juin 2026, sur le site de Ntoum-Tchad, dans le département du Komo-Mondah. Accompagné des responsables du groupe turc ROAYA Gabon Agro-Industrie Avicole SA, partenaire du projet, le ministre a effectué une visite de terrain destinée à évaluer l’état d’avancement des travaux.
Un projet stratégique sur près de 200 hectares
Mis à disposition par l’État gabonais, le site couvre près de 200 hectares dont environ 50 hectares ont déjà fait l’objet d’importants travaux d’aménagement. Les premiers terrassements sont en cours afin de préparer l’installation des futures infrastructures de production.
À terme, le complexe devrait intégrer des poulaillers modernes, des unités d’abattage et plusieurs installations destinées à structurer l’ensemble de la filière avicole. Au-delà de la simple production de viande de volaille, le projet ambitionne de créer une véritable chaîne de valeur capable de générer des emplois, de soutenir l’économie locale et de renforcer l’autonomie alimentaire du pays.
Tenir l’engagement du chef de l’État
Pour Pacôme Kossy, l’enjeu dépasse le cadre d’un simple investissement agricole. Il s’agit de répondre à une orientation stratégique fixée par le président de la République : produire davantage localement afin de réduire durablement la dépendance du Gabon aux importations alimentaires.
À Ntoum-Tchad, les engins poursuivent leur œuvre et le chantier prend progressivement forme. Derrière les mouvements de terre visibles aujourd’hui se dessine une ambition plus large : bâtir une agriculture productive, moderne et créatrice de richesse. Un pari que le gouvernement entend gagner pour faire de la souveraineté alimentaire l’un des piliers de la transformation économique du Gabon.










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