Libreville : des feux tricolores hors service depuis un mois devant le CHU Mère-Enfant, l’incroyable passivité des autorités
Depuis plusieurs semaines, les feux tricolores situés devant le Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, dans le 1er arrondissement de Libreville, sont totalement à l’arrêt. Une situation qui provoque quotidiennement d’importants embouteillages sur l’axe du front de mer, au cœur même d’une zone présentée comme la vitrine futuriste de la capitale gabonaise.
Comment comprendre qu’au cœur de Libreville, à quelques mètres de la Baie des Rois et non loin du siège du Conseil national de l’eau et de l’énergie (CNEE), des feux tricolores puissent rester hors service pendant près d’un mois sans intervention visible du CNEE autorité compétente ? La question revient désormais avec insistance chez de nombreux automobilistes excédés par cette situation devenue ubuesque.
Une panne banale devenue symbole d’impuissance publique
Chaque jour, notamment aux heures de pointe, la circulation devient un véritable casse-tête. Les bouchons s’étendent sur plusieurs centaines de mètres, mettant à rude épreuve aussi bien les conducteurs que les agents de la Police nationale contraints de réguler manuellement le trafic dans des conditions difficiles.
Pour de nombreux riverains, cette situation illustre surtout les défaillances persistantes dans la gestion des infrastructures urbaines. « Comment dans une capitale comme Libreville la réparation d’un simple feu tricolore peut prendre autant de temps ? », s’interrogent plusieurs usagers de la route.
Le plus troublant reste le silence des institutions concernées. Ni le ministère de l’Énergie, ni la mairie de Libreville, encore moins le CNEE, dont les missions touchent directement à la régulation et au suivi des services énergétiques, ne semblent avoir réagi avec l’urgence que nécessite pourtant cet axe stratégique.
La Baie des Rois face à la réalité du terrain
À quelques mètres des immeubles modernes et des projets immobiliers censés incarner le “Libreville du futur”, les automobilistes, eux, font face à une réalité beaucoup moins reluisante : celle d’une ville où une panne technique mineure suffit à désorganiser durablement la circulation.
Une situation qui pose une question simple mais fondamentale : que deviennent réellement les budgets de fonctionnement et de maintenance des infrastructures publiques ?









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