HCI : le Gabon face au défi de sa transformation économique
À la suite des instructions claires données le 30 avril 2026 par le Chef de l’État, le processus de relance du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI) est officiellement en marche. Cette initiative majeure répond directement aux doléances pressantes exprimées par la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG). Face aux représentants du secteur privé et de l’administration, le ministre de l’Économie et des Finances a affiché une détermination sans faille pour insuffler une nouvelle dynamique économique, fondée sur la transparence et la prévisibilité.
Le gouvernement gabonais voit grand pour les années à venir. Le Plan national de croissance et de développement 2026-2030 affiche une ambition chavirante : mobiliser 27 000 milliards de francs CFA. Pour y parvenir, l’État ne pourra pas agir seul et compte massivement sur les opérateurs économiques.
Comme l’a rappelé avec force le ministre en charge de l’Économie : « Le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant dans cette dynamique, avec une contribution attendue d’environ 18 000 milliards de francs CFA, soit les deux tiers des financements nécessaires. Cette ambition ne pourra être atteinte qu’à travers un climat de confiance renouvelé et un environnement des affaires plus attractif », a indiqué Thierry Minko.
L’heure des réformes concrètes
Pour attirer de tels investissements, le Gabon doit impérativement corriger ses faiblesses structurelles. Les critiques concernant la lourdeur de la fiscalité, l’excès de contrôles ou le manque d’accès à la commande publique pour les PME locales ont été entendues par l’exécutif. Loin des promesses sans lendemain, les autorités s’activent pour assainir l’environnement entrepreneurial.
La relance du dialogue public-privé à travers huit groupes thématiques paritaires formalise cette volonté politique de rupture. Le ministre a d’ailleurs insisté sur l’obligation d’obtenir des changements rapides : « Le temps du diagnostic est désormais derrière nous. Voici le temps des résultats qui se mesurent à l’aune de l’amélioration des conditions de vie de nos populations ». C’est sur cette base concrète que l’État espère bâtir ce partenariat public-privé renouvelé.









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