Gabon : vers une meilleure intégration des services VIH-tuberculose dans les centres de santé
Du 1er au 30 juin 2026, le Programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida (PNLIST) déploie une vaste mission de supervision formative dans plusieurs structures sanitaires du pays. Réalisée dans le cadre des activités soutenues par le Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, cette opération vise à accompagner les prestataires de santé dans l’amélioration de la prise en charge desPPVIH, des malades atteints de tuberculose ainsi que des bénéficiaires des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME).
Sur le terrain, il est question pour les équipes du PNLIST d’échanger avec les soignants afin d’évaluer la qualité des services proposés aux patients, d’identifier les difficultés qui persistent et d’apporter des réponses concrètes aux défis observés. Cette mission se veut un véritable outil d’amélioration continue des pratiques professionnelles au sein des établissements de santé. Et vise à s’assurer que les recommandations nationales en matière de lutte contre le VIH et la tuberculose sont correctement appliquées. Quand on sait que ces deux maladies demeurent un enjeu majeur de santé publique, l’amélioration des performances des structures sanitaires apparaît comme une nécessité pour garantir des soins accessibles et efficaces.
Vers un guichet unique pour les patients
Au Centre de santé de Lalala, les discussions ont principalement porté sur l’intégration des services de prise en charge de la tuberculose au sein de cette structure qui assure déjà le suivi des personnes vivant avec le VIH. L’objectif à terme est de permettre aux patients souffrant d’une co-infection VIH-tuberculose d’accéder à l’ensemble des soins nécessaires dans un même établissement. Cette organisation contribuerait à réduire les déplacements des malades, à raccourcir les délais de prise en charge et à améliorer l’observance des traitements. Elle permettrait également de désengorger les Centres de traitement ambulatoire (CTA), souvent confrontés à une forte affluence.
À travers cette stratégie d’intégration des services, le PNLIST entend rapprocher davantage les soins des populations et renforcer la continuité de la prise en charge. La mission se poursuit notamment au Cabinet médical du Stade, au Cabinet médical Batterie IV et au Centre de santé de Louis. En misant sur la formation des prestataires, la qualité des services et la coordination des interventions, les autorités sanitaires espèrent franchir une nouvelle étape dans la lutte contre le VIH et la tuberculose. Une dynamique qui témoigne de la volonté de bâtir un système de santé plus performant, plus humain et mieux adapté aux besoins réels des patients.









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