Gabon–Union européenne : vers un nouveau partenariat halieutique plus équilibré
Le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a reçu le rapport des travaux de la commission mixte Gabon–Union européenne, à la suite de la session tenue les 10 et 11 mars 2026. Au cœur des échanges : la redéfinition d’un partenariat halieutique fondé sur les intérêts nationaux et la valorisation durable des ressources maritimes.
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la refonte de sa coopération avec l’Union européenne dans le secteur de la pêche. Conduite par les ministres en charge de la Pêche et de l’Économie bleue Aimé Martial Massamba, ainsi que des Affaires étrangères Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, la délégation gabonaise, membre de la commission mixte Gabon–UE, a présenté au Vice-président du gouvernement Hermann Immongault les conclusions des travaux issus de la dernière session de négociation.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la décision des autorités gabonaises de dénoncer l’accord de partenariat de pêche durable qui liait le pays aux 27 États membres de l’Union européenne, ouvrant ainsi la voie à une redéfinition stratégique de cette coopération.
Une volonté de rééquilibrer le partenariat
À travers cette démarche, le Gabon entend reprendre la maîtrise de ses ressources halieutiques et établir un cadre de coopération plus conforme à ses priorités économiques et environnementales. L’objectif est de bâtir un partenariat fondé sur la durabilité, la transparence et une meilleure redistribution des retombées économiques au bénéfice des populations locales.
La commission mixte mise en place à cet effet constitue désormais un instrument central de dialogue entre les deux parties. Elle vise à définir les contours d’un nouveau modèle de coopération, intégrant les exigences de souveraineté économique et de valorisation locale des ressources.
Dans cette dynamique, les discussions ont également permis d’explorer de nouvelles perspectives, notamment en matière de transformation des produits de la pêche, de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques nationales.
Vers un accord mutuellement bénéfique
À l’issue de cette séance de travail, Hermann Immongault a salué la qualité des échanges et encouragé la poursuite des négociations dans un esprit constructif.
Le coordonnateur de l’action gouvernementale a insisté sur la nécessité d’aboutir à un accord équilibré, capable de concilier les intérêts économiques du Gabon avec les exigences de durabilité et de bonne gouvernance.
Un tournant stratégique pour l’économie bleue
Au-delà de la renégociation d’un accord sectoriel, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation de l’économie bleue gabonaise. Elle traduit la volonté des autorités de faire du secteur halieutique un levier de diversification économique, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire.
Dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour des ressources marines, le Gabon affiche ainsi sa détermination à défendre ses intérêts tout en consolidant des partenariats durables et équilibrés. Ce processus de redéfinition pourrait, à terme, repositionner le pays comme un acteur stratégique de la gestion durable des ressources maritimes en Afrique centrale.










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