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Gabon : Prometal pose la première pierre d’une usine pour produire 171 000 tonnes d’acier par an 

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Le 1er juillet 2026, la Zone d’investissement spécial (ZIS) de Nkok a servi de cadre à la cérémonie de la pose symbolique de la première pierre de la future usine Prometal Gabon. Un projet d’envergure destiné à transformer radicalement la filière sidérurgique nationale.

Portée par un partenariat stratégique entre l’État gabonais et le groupe Prometal, cette initiative majeure se déploie sur un site de 16 hectares. Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume, a officialisé le lancement des travaux de ce complexe moderne. 

À ses côtés figuraient Ghislain Moandza Mboma, directeur général de l’ANPI-Gabon, et Ali Karaki, directeur général de Prometal Gabon, témoignant de l’alliance forte entre autorités publiques et investisseurs privés pour concrétiser cette ambition nationale.

Une force de frappe financière et humaine

L’édification de ce géant industriel exigera un investissement global de 38 milliards de francs CFA. Échelonné sur 24 mois, le chantier va redynamiser l’emploi local en générant, dès sa phase d’exploitation, 350 emplois directs et près de 1 000 emplois indirects. 

Pour soutenir sa pleine capacité, l’infrastructure bénéficiera d’une puissance énergétique estimée à 10 mégawatts en phase de croisière, ancrant durablement la région de Nkok comme un hub de compétitivité régional.

La valorisation du « Made in Gabon »

Au-delà du béton, l’usine s’attaque à un enjeu majeur : la transformation locale des ressources. La première phase exploitera la ferraille de récupération pour manufacturer des produits sidérurgiques certifiés « Made in Gabon ». Les prévisions tablent sur un volume annuel impressionnant de 60 000 tonnes de fer à béton, complété par la production de tubes, de fers marchands, de tôles et de pointes. Cette autonomie naissante devrait rapporter plus de 12 milliards de francs CFA de recettes fiscales annuelles à l’État, tout en réduisant la dépendance du pays vis-à-vis des importations.

Vers une souveraineté économique globale

« Nous posons la première pierre d’un Gabon plus industriel, plus souverain et plus prospère », a déclaré avec enthousiasme le ministre Lubin Ntoutoume. L’ambition ne s’arrête pas là : une seconde phase intégrera directement la transformation du minerai de fer brut. En s’alignant sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 et en ciblant le marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Gabon s’arme pour maîtriser l’intégralité de sa chaîne de valeur métallurgique.

Nkok, futur hub de la métallurgie en Afrique Centrale

En régime de croisière, le site industriel consommera une puissance électrique de 10 MW et devrait générer une valeur ajoutée annuelle estimée à 13 milliards de FCFA, couplée à d’importantes retombées fiscales. À travers ce partenariat stratégique né d’un premier protocole d’accord signé à Paris en 2024, la ZES de Nkok réaffirme sa position de laboratoire de la transition économique gabonaise, prête à s’imposer comme le premier pôle industriel intégré de la sous-région.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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