Gabon : mort d’un chasseur millionnaire, sa famille dénonce des zones d’ombre
Ernie Dosio, un riche propriétaire de vignobles californien de 75 ans, a trouvé la mort au Gabon lors d’une expédition de chasse. Si la version officielle évoque une charge d’éléphants, ses proches contestent ce récit et pointent du doigt de troublantes incohérences.
Le destin tragique d’Ernie Dosio ressemble à un sombre retour de bâton pour cet habitué de la chasse aux trophées. Le 17 avril dernier, alors qu’il parcourait la forêt tropicale gabonaise à la recherche d’une antilope rare, le céphalophe à dos jaune, ce septuagénaire fortuné a été tué. Selon les premiers rapports, il aurait été piétiné par un troupeau de cinq éléphants de forêt, des femelles protégeant leur petit.
Pourtant, pour la famille Dosio, ce scénario « n’a aucun sens ». Rinda Butler Dosio, l’ex-femme de la victime, a brisé le silence dans la presse britannique en révélant que les premières informations transmises par les organisateurs étaient contradictoires. « Le jour où c’est arrivé, on nous a d’abord dit que c’étaient des buffles », explique-t-elle. Plus troublant encore, elle affirme que des avocats ont été mandatés par la société de safari, Collect Africa, avant même que les proches ne soient prévenus du décès.
Un chasseur chevronné pris au piège ?
Ernie Dosio n’était pas un novice. Sa demeure californienne témoigne d’une vie entière passée à traquer le gros gibier : têtes de lions, de léopards et de rhinocéros ornent ses murs. Pour ce voyage au Gabon, il avait déboursé plus de 35 000 euros afin d’être encadré par des professionnels.
Comment un chasseur aussi expérimenté, accompagné d’un guide armé, a-t-il pu se faire surprendre à ce point ? Le guide, bien que blessé, a survécu à l’attaque, mais aurait perdu son arme durant la charge. La famille s’interroge sur d’éventuelles erreurs de jugement de l’équipe locale et sur l’identité d’une deuxième personne qui aurait également perdu la vie lors de l’incident, une information qui reste floue.
Alors que le corps attend d’être rapatrié aux États-Unis, les réseaux sociaux s’enflamment, beaucoup y voyant une forme de « justice sauvage ». Mais au-delà de la polémique sur la chasse aux trophées, une enquête est en cours pour déterminer si la mort du millionnaire est le résultat d’un pur accident de la nature ou d’une négligence fatale au cœur de la jungle africaine.









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