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Gabon : l’erratum du Conseil supérieur de la magistrature modifie plusieurs nominations et affectations 

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Publié ce mercredi 30 septembre 2026 dans L’Union, l’erratum du communiqué final du Conseil supérieur de la magistrature du 16 septembre apporte plusieurs changements aux décisions initialement annoncées. La comparaison des deux versions fait apparaître des changements de titulaires, des affectations différentes, des nominations supplémentaires et des modifications des listes d’avancement. Certaines mentions disparaissent également, sans explication sur les raisons de leur retrait.

Deux semaines après la réunion du Conseil supérieur de la magistrature à Port-Gentil, la publication d’une version rectifiée modifie sensiblement le contenu du premier communiqué. L’administration centrale et plusieurs responsables des hautes juridictions restent mentionnés à l’identique, mais les différences concernent de nombreux magistrats, à Libreville comme dans les provinces. Si l’erratum ne distingue pas lui-même les passages corrigés, leur comparaison permet d’identifier les changements, tout en réservant la portée des mentions simplement omises.

Deux présidences spécialisées changent de titulaire

La première différence majeure concerne la chambre correctionnelle spécialisée de la cour d’appel judiciaire de Libreville. Le communiqué initial y mentionnait Bekany Kiki Véraldy comme président. L’erratum attribue désormais cette fonction à Engouang Obame Davy. À la formation spécialisée du tribunal de première instance de Libreville, la présidence initialement attribuée à Bekani Kiki Véraldine revient à Matsanga Moubadji Linda Audrey. Le premier document présente les noms Bekany et Bekani sous des graphies différentes, une variation qui appelle une vérification de l’identité exacte.

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À la Cour de cassation, André Wora Alonda demeure à la tête de la juridiction, mais son intitulé est précisé : il est présenté comme premier président, contre président dans le texte initial. À Oyem, une nomination supplémentaire apparaît : Tatiana Mouanda Mitoumba épouse Ogoula Ndabendjet est mentionnée comme première présidente de la cour d’appel judiciaire. Elvis Rodrigue Bekale Minko est également ajouté comme substitut général au parquet général de cette cour.

Libreville : des fonctions révisées et des affectations ajoutées

À la cour d’appel judiciaire de Libreville, Christiana Ngouanga épouse Assambou passe de la liste des conseillers à celle des substituts généraux. Alihangha Lyllas, initialement mentionnée parmi les conseillers, ne figure plus dans cette rubrique, tandis qu’une mention proche, Alihangha Lylla Prudence, demeure au parquet général de Mouila. Au tribunal de première instance de Libreville, Alix Chouchou, initialement présentée comme juge sous le nom Liyamangoye épouse Madebe, apparaît désormais comme vice-présidente sous le nom Leyimangoye épouse Gnoundou Kindou. Stéphanie Ashley Eyinga Mendome n’est plus reprise dans la liste des juges.

Deux affectations à l’instruction apparaissent également au TPI de Libreville : Mary Lène Moussavou Moussavou au cinquième cabinet et Djemila Bernice Lelibaga Douna au septième cabinet. Une mention proche de cette dernière, Letibaga Douna Djemila Bernise, demeure au parquet spécialisé. Dans ce parquet, Darnelle Linda Mavioga Nzamba, Novic Mayobolo Mangoundou Serre et Bikuel Milène Aldresse ne sont plus mentionnés. Enfin, Lolita Omporo et Danielle Simone Nyinze Ekomi sont ajoutées à la liste des juges du tribunal de commerce de Libreville.

Ntoum et Franceville : des changements entre siège et parquet

Au tribunal de première instance de Ntoum, Franck Hemery Eyele Mve est ajouté comme juge. Darnelle Linda Mavioga Nzamba, initialement annoncée comme procureur de la République adjoint, apparaît désormais comme substitut du procureur. Bruxe Novic Mayobolo Mangoungou Serre reste mentionné comme procureur de la République adjoint. Charlemagne Assogho Zomo, qui figurait parmi les adjoints du procureur à Ntoum, n’apparaît plus dans ce parquet.

Ce dernier est désormais présenté comme vice-président du tribunal de première instance de Franceville. Une autre modification concerne Fatouma Chimène Manola Nkiri : initialement inscrite parmi les juges du tribunal administratif de Franceville, elle apparaît comme juge au tribunal de première instance de la même ville. La correction change donc la juridiction et l’ordre dans lesquels son affectation est annoncée, de l’administratif au judiciaire.

Des mouvements entre Lambaréné, Koulamoutou et Tchibanga

À Lambaréné, Vénicia Mbengue, initialement mentionnée comme juge, est désormais présentée comme juge d’instruction. Maeva Daphnée Nkoula disparaît de la liste des juges de ce tribunal et apparaît comme juge au TPI de Koulamoutou. Dans cette dernière juridiction, deux noms initialement inscrits dans la rubrique des mineurs ne sont plus repris : Noémie Goumbembi Moukaga et Brice Jorel Kombi Moghedja. L’erratum ajoute également Landry Ondo Nguema au premier cabinet d’instruction.

Broll Santilli Otchika Ngongo, initialement annoncé comme premier juge d’instruction à Tchibanga, est désormais affecté au deuxième cabinet d’instruction de Koulamoutou. À Tchibanga, la fonction de premier juge d’instruction est attribuée à Ghislain Kandi. Le nom du juge des mineurs, initialement limité à Mba Lendoye, est complété par les prénoms Ange Yarden. Okili Yvanh Arnold demeure mentionné comme procureur de la République adjoint, avec une correction du prénom auparavant écrit Arold.

Makokou et Mouila : des ajouts et des mentions non reprises

Au TPI de Makokou, trois mentions apparaissent : Inès Manvoula Mbouyou à l’instruction, Paméla Ndounou Mazanga comme juge pour enfant et Arvède Nzinza comme procureur de la République. La mention de Paméla Ndounou Mazanga parmi les juges du TPI de Libreville demeure toutefois dans l’erratum. Celui-ci conserve donc deux affectations à son nom, sans fournir d’explication permettant de les articuler.

À la cour d’appel judiciaire de Mouila, Marlène Mbatchi Smine est ajoutée dans la rubrique de la chambre d’accusation. Le nom du procureur général, auparavant présenté comme K ouendi Chérubin dans le premier document, apparaît sous la forme Koundi Justin Chérubin. Au TPI de Mouila, Jean Constant Owono Menie n’est plus mentionné comme vice-président. Alphonse Gerry Simbouwe Boungou disparaît également de la liste des procureurs de la République adjoints, tandis que les autres responsables repris dans ces rubriques restent mentionnés.

Des corrections dans les juridictions administratives et financières

Au tribunal administratif de Libreville, William Oscar Mbatchoum Kammi Kombila, initialement mentionné comme juge, n’apparaît plus dans l’erratum. À Koulamoutou, la rubrique du commissaire à la loi, laissée vide dans le premier texte, est complétée par le nom d’Ulrich Nzambi Kukubor. La disparition de Fatouma Chimène Manola Nkiri de la rubrique du tribunal administratif de Franceville correspond, pour sa part, à sa nouvelle mention au TPI de cette ville.

À la Cour des comptes, Nandrot Marat-Abyla Abala n’est plus repris parmi les conseillers référendaires. Les autres responsables de cette juridiction et des chambres provinciales restent globalement mentionnés dans les mêmes fonctions. Dans la liste de l’honorariat, Théodule Ndong Nkoghe est ajouté aux huit noms initialement annoncés, portant leur nombre à neuf. La mise en détachement de Stéphanie Bandjoka Kobongo épouse Ndungue Mundungue et la désignation des magistrats devant participer au prochain Conseil demeurent, elles, reprises.

Les listes d’avancement et de promotion remaniées

Pour l’inscription au premier grade dans l’ordre judiciaire, la liste conserve 26 noms, mais sa dernière entrée change : Sergine Moukagni Moukagni remplace Biekuel Milène Aldresse épouse Ondongo. Le tableau d’avancement au grade hors hiérarchie passe de 33 à 28 noms. Six magistrats n’y sont plus mentionnés : Okili Yvanh Arnold, Broll Santilli Otchika Ngongo, Pierre Josian Aperano Essonghe, Mba Lendoye, Lylla Prudence Alihanga et Sylviane Ogombe Ogouera. Jean Pierre Boungoulou est ajouté à cette liste.

La promotion au premier grade dans l’ordre judiciaire passe de 14 à 13 noms, avec la disparition de Bikani Kiki Veraldine. Le nom initialement écrit M’Pouba Talama Durelle apparaît désormais sous la forme Mpouba Talana Durrelle Ham Delicia. À l’inverse, la liste des promotions hors hiérarchie passe de 15 à 16 noms, avec l’ajout d’Audrey Nita Bongo Ondimba Balkisso. Dans l’ordre financier, les 19 noms sont conservés, mais les deux groupes initialement distingués par les indices 1989 et 1607 sont réunis dans une seule liste, sans ces précisions de classement.

Une portée qui nécessite encore des éclaircissements

L’erratum corrige aussi l’intitulé de la réunion : le premier document annonçait une session extraordinaire, alors que son introduction parlait déjà d’une session ordinaire. La version publiée le 30 septembre retient cette dernière qualification. Elle apporte également des ajustements de graphie ou des compléments d’identité, notamment pour Olivier Nzaou, désormais écrit Nzahou, et pour plusieurs noms, prénoms et mentions maritales.

La comparaison établit ainsi des différences substantielles dans les fonctions et affectations annoncées. Elle ne permet cependant pas de connaître les motifs de chaque correction ni de considérer automatiquement toute omission comme une annulation. Les doubles mentions et les variations d’identité qui subsistent rendent nécessaire une clarification officielle, afin que chaque magistrat et chaque juridiction disposent d’une affectation sans ambiguïté.

Casimir Mapiya

« Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.» Bernard Pivot Bernard Pivot

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